‹ Mémoires de chirurgieChapitre 129 sur 209 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Quel que foit le point envahi par hii acte pathologique quelconque quelque resserre que soit l'espace sur lequel son évolution s'accomplit, quelque légers que soient les symptômes qui en trahissent la présence, une affection préexislante profite presque toujours de cette issue pour cesser d'être latenie, se manifester au dehors, et former, sinon la nature même de l'état morbide, du moins une de ses plus graves complications. » (Gourly)3.

Dans la préface de son VIP livre, Gelse 3 trace avec une élégante concision le portrait du chirurgien, et son tableau, souvent reproduit depuis, serait tout à fait ressemblant s'il n'y manquait un des traits principaux : c'est que le chirurgien doit être médecin avant tout. En réalité, le portrait de Celse ne met en relief que ce qu'on voit communément dans le chirurgien, l'opérateur; et son modèle semble vraiment consacrer cette division funeste de l'art de guérir qui, commencée avec Hippocrate, interdisant l'opération de la taille à ses élèves, devait en se continuant à travers le moyen âge avec les trop fameuses querelles de la confrérie de Saint-Côme et de la Barberie, arrêter si longtemps en France l'essor de la chirurgie.

On pourrait cependant retrouver déjà à une époque éloignée de la nôtre, plus d'un chirurgien qui réalisait le type du médecin opérant de Sabatier. Guy de Chauliac, le père de la chirurgie française,

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