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Lafont-Gouzi. Mémorial des Hôp. du Midi, id. p

des observations de Griffai1, de Simon de Hambourg, de Nelet2 se rapportant toutes à des fièvres intermittentes symptomatiques, survenues à l'occasion d'une lésion locale, mais comme mémoire seulement, et il ajoute : « La pathologie de ces fièvres intermittentes symptomatiques est un objet presque neuf et sur lequel il y a beaucoup de recherches à faire. »

Plus tard, Bouisson3 faisait des hémorrhagies intermittentes des opérés l'objet d'un travail spécial.

Mais le premier auteur qui ait abordé franchement la question, est Cocud, qui dans un important mémoire4, a rapporté un certain nombre d'observations où l'on voit l'impaludisme produire chez des blessés, tantôt la fièvre, tantôt la congestion, tantôt l'inflammation, tantôt la douleur. Il appartenait càun médecin militaire d'étudier une question qui intéresse à un si haut point l'armée, puisque la diathèse paludéenne s'est rencontrée depuis un demi-siècle dans tous les pays où ont été appelés nos soldats : en Grèce, en Algérie, à Rome, en Crimée, enLombardie, en Syrie, en Chine, en Cochinchine, au Mexique.

Duboué, de Pau, dans son traité de l'impaludisme ô publiait l'année suivante quelques observations de fièvre, d'hémorrhagie, de douleur de nature palustre venant compliquer le traumatisme.

Enfin Dériaud6 a réuni ces observations, en a ajouté quelques autres et a le premier tenté un travail d'ensemble.

S'il nous était permis de faire à tous ces auteurs un reproche gé-

1. Griffin. The Lonclon Médical Gazette, 1836-37, vol. XIX, p. 104. L'observation de Griffin n'a aucun rapport avec notre sujet, et du reste Littréne la

cite que pour prouver qu'il existe des fièvres intermittentes symptomatiques, c'est-àdire des fièvres prenant le type périodique dans le cours de diverses maladies. Il signale entre autres les accès intermittents du cathétérisme, puis ceux qui, succédant aux grandes opérations, ne sont autres que les recrudescences de la pyohémie, enfin une variété qui semble être en rapport avec l'établissement de la suppuration. C'est à ce propos qu'il invoque le cas de Griflin ; il s'agissait d'une suppuration des cellules mastoïdiennes et de l'oreille moyenne qu; se termina par une méningo-encéphalite. Les accès de fièvre prirent plusieurs fois le caractère intermittent et furent soulagés passagèrement par le quinquina ; mais le mal n'en suivit pas moins sa marche fatale. Griffin ajoute que la maladie se déclara au mois de mars dans un temps où les fièvres intermittentes régnaient, mais on ne doit voir là qu'une coïncidence, à moins qu'il ne soit démontré plus tard que la pyohémie soit favorisée, influencée ou modifiée par le paludisme antérieur ou concomitant. — A. V.

2. Nelet. Dissertation sur la fièvre intermittente, Paris, 1833.

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