‹ Mémoires de chirurgieChapitre 149 sur 209 · Bouchard. Thèse d'agrég. enméd., 1869, p · texte numérisé non relu

Bouchard. Thèse d'agrég. enméd., 1869, p

quand le malade n'est pas cachectique. Quand il s'agit d'une solution de continuité, la cause prédisposante capitale est la fragilité des vaisseaux nouvellement formés dans le tissu de granulation de la plaie. « A cette surface, dit Bouisson, viennent aboutir des vaisseaux plus ou moins nombreux; la douleur, les excitations qui s'y rapportent, la turgescence locale déjà déterminée par l'inflammation, tout se réunit pour faire de cette surface un lieu de fluxion et d'exhalation; il n'est donc pas étonnant que le déclin de l'accès soit marqué par un molimenhémorrhagique vers la plaie et qu'un écoulement sanguin plus ou moins abondant s'opère par cette voie. »

Nous venons de montrer que l'impaludisme peut être une cause puissante d'hémorrhagie secondaire après les opérations : nous aurions pu ajouter qu'il peut produire aussi de simples congestions pouvant aller jusqu'à V inflammation. Ainsi l'observation IX du mémoire de Cocud nous présente chez un homme ayant une uréthrite, des accès de fièvre accompagnés de gonflement du testicule. L'observation X se rapporte de même à un amputé de cuisse qui avait des accès de fièvre s'accompagnant de symptômes inflammatoires du moignon : mais ces faits, qui sont aussi rationnels que ceux d'accès avec congestion cérébrale, pulmonaire, etc., nous ont paru moins importants et surtout plus rares.

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