Bright, Guy's Hospital Reports, 1838, vol. III, p
trophie, etc. Bigsby1 parle de la splénite et se range à l'opinion de Grotanelli2; il établit même, d'après Brie et Hoffmann, une relation entre la splénite chronique et l'épilepsie.
Dans les auteurs anciens, toutes les affections de la rate étaient réunies sous le nom d'obstructions. Nicolas Lepois3 est un des premiers qui aient donné les caractères de la splénite; puis Van Swieten, Sauvages * qui parle de la fièvre quarte splénétique, propre aux squirrhes de la rate.
Morgagni8 insiste surtout sur les ruptures de la rate. Pinel ne donne pas d'observations. Assolant6, Gorvisart7, Gendrin8, Ribes9, fournissent quelques données pour l'histoire de cette affection. Pour Broussais la splénite aiguë est rare et dépend toujours de violences extérieures, la constitution veineuse de la rate la rendant peu accessible aux inflammations, mais elle est souvent compliquée d'entérite ou de péritonite.
La rate, sur qui les théories d'Audouard 10 avaient ramené l'attention, fut surtout l'objet d'une observation attentive lorsque Piorry11 eût fait de la splénite la cause de la fièvre intermittente; il s'appuya surtout sur les observations de splénite traumatique où il vit cette fièvre se manifester. L'opinion de Piorry, soutenue par Nelet, Dupac, Cerveau, Pezerat, Henry, Cuignet, etc., fut combattue par Mongellaz, Vigla, Nivet, Boudin, Vidal, etc. La discussion dégénéra bientôt. Les adversaires de Piorry opposèrent des cas d'hypertrophie considérable de la rate où les fonctions étaient peu gênées ; mais ils confondaient deux choses bien différentes, l'hypertrophie et l'inflammation. En 1846,1a question fut soulevée à l'Académie et combattue par Bouillaud, Bricheteau, Rochoux, etc. Bouillaud1"2, qui admet