‹ Mémoires de chirurgieChapitre 174 sur 209 · Peltier, Thèse de Paris, 1871, p · texte numérisé non relu

Peltier, Thèse de Paris, 1871, p

la pression sous le rebord des fausses côtes. Le volume de la rate a presque toujours augmenté.

Le signe qui aide le plus le diagnostic, et permet de reconnaître si la contusion a porté sur la rate, est la fièvre intermittente symptomatique ; elle revient par accès plus ou moins réguliers, surtout le soir ou la nuit, différant en cela de l'idiopathique; elle affecte surtout le type quotidien. Nous avons vu une fois une fièvre tierce et deux fois une fièvre larvée.

Le pouls est normal en dehors des accès; il en est de même de la température, à moins qu'il n'y ait quelque affection concomitante.

La soif est plus ou moins grande, ainsi que l'appétit. Quelques auteurs (Ribes, Dalmas1, etc.) disent cependant que la soif est toujours vive, et Dobson avance qu'elle s'exaspère quand on la satisfait.

L'on a parlé aussi de vomissements, de coliques (Andral, Ribes, Dalmas, Grotanelli), de nausées, de vomissements bilieux, muqueux, sanguinolents (Marcus, Naumann, Ribes), mais il est probable qu'il y avait des complications.

Roche dit que la langue est d'une couleur cendrée, tandis que Piosh l'a vue d'un brun clair dans sa partie moyenne et entourée d'un cercle bleuâtre restant toujours humide.

Gicqueau a signalé la jaunisse et la dyspnée.

Il y a parfois difficulté d'uriner (Naumann, Ribes); les urines, d'abord très claires, deviennent très colorées : sédiment briqueté (Dalmas, Grotanelli), réaction acide (Rosh).

La peau est sèche ; elle prend un aspect terne, grisâtre, lorsque l'affection de la rate existe déjà depuis un certain temps : quand nous avons noté ce symptôme, nos malades avaient une ancienne splénite traumatique revenue à l'état aigu, ou avaient été en proie auparavant aux fièvres paludéennes.

Marche. Durée. Pronostic. Terminaison. —La marche de la splénite traumatique aiguë est subordonnée à la thérapeutique. Chaque fois que le traitement approprié a été administré, la maladie a disparu en huit ou dix jours, au maximum. Autrement l'affection peut durer assez longtemps, tend à passer à l'état chronique, et devient une gêne continuelle et une source de dangers. Le pronostic n'est pas bien grave. La splénite traumatique aiguë se termine surtout par résolution, quelquefois par suppuration, bien rarement par gangrène, et passe quelquefois à l'état chronique.

Page 1