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DANS SES RAPPORTS AVEC LE TRAUMATISME

par le Dr Gh. PERONNE.

« Ce n'est pas un vain jeu de mots, écrit Requin 2, de dire qu'on n'a pas de maladies à traiter, mais des malades. » Cette idée s'impose en effet à l'esprit ; c'est elle qui doit constamment guider le clioicien. Appliquée tous les jours par les médecins, elle n'est pas méconnue des chirurgiens ; on peut dire cependant que, depuis quelque temps, elle tient une plus grande place dans leurs préoccupations.

A mesure, en effet, que nous nous éloignons de l'époque où fïorissaient les barbiers et les baigneurs, les délimitations s'effacent entre le domaine delà médecine et celui de la chirurgie : le médecin opérant de Sabatier devient une réalité. On sent aujourd'hui que la séparation n'est pas possible, qu'il s'agisse de la doctrine ou de l'art.

Cette marche de l'esprit scientifique à notre époque s'est manifestée d'une façon irrécusable lorsque le comité d'organisation du Congrès médical international de 1867 mit à l'étude cette immense question : Des accidents généraux qui entraînent la mort après les grandes opérations chirurgicales.

C'est dans le cours de la discussion qui eut lieu alors que M. Verneuil souleva le problème de l'influence des conditions organiques et des diathèses chez les blessés et les opérés. A vrai dire ce n'était pas là une nouveauté : de tout temps, en effet, quelques chirur-

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