‹ Mémoires de chirurgieChapitre 20 sur 209 · Elem. de path. méd., 1813, t. I, p · texte numérisé non relu

Elem. de path. méd., 1813, t. I, p

giens s'étaient souciés de cette action; mais quand M. Yerneuil voulut faire le bilan de la science sur ce point, il le trouva si léger qu'il put dire1 : « on ne s'est pas assez préoccupé, en fait de pronostic et de statistique, des conditions organiques de l'opéré, et, sous ce rapport, le dogme exige une réédification complète et radicale. »

L'observation quotidienne montre en effet que les albuminuriques, les diabétiques, les nremiqu.es, les alcooliques, etc., ne supposent pas le traumatisme aussi impunément que les individus sains. Il serait donc bien intéressant de connaître dans leurs détails les relations dont dépendent ces différences. « Quelle source capitale d'indications et de contre-indications ce serait pour le chirurgien, dit. M. Maurice Raynaud2! On n'a jusqu'ici qu'une chirurgie opératoire, qui est admirable par sa précision. Ce serait là la véritable médecine opératoire. »

C'est précisément sur ce vaste champ d'études que s'exerce en ce moment l'activité de M. Verneuil. Ayant eu l'honneur de suivre ses leçons cliniques, nous avons remarqué avec lui la gravité du traumatisme chez certains sujets diathésiques, les alcooliques en particulier. Cela nous a donné l'idée de rechercher quelles sont les relations réciproques de l'alcoolisme et du traumatisme.

On peut dire que le sujet est neuf; car, si l'alcoolisme a été bien étudié d'une façon générale, si ceux qui ont traité cette grande question ont signalé les faits dont nous parlons, il n'en est pas moins vrai que les documents cliniques se rapportant à ce point de la science se réduisent à fort peu de chose.

Léveillé 3 a bien consacré un chapitre de son mémoire aux cas de delirium tremens occasionnés par des lésions chirurgicales; il cite plusieurs faits, mais ne recherche pas les liens qui unissent les deux affections. Joignons-y quelques courtes observations, dont deux sont rapportées par Robert4, deux autres par M. Pascal ;j, et une dernière par M. Leclère 6 : no-us aurons tout ce que contiennent les publications spéciales et les recueils médicaux que nous avons parcourus.

Quant aux ouvrages de chirurgie, traités généraux ou autres, ils

1. Congr. méd. intern. de Paris, 1867. — Voyez plus haut, p. 10.

2. Nom. Dict. de méd. et de chirurg. pratiques, t. XI, art. Dia thèses, p. 4il.

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