DIAGNOSTIC
Ainsi que nous l'avons dit, le délire alcoolique n'a pas de signes pathognomoniques; mais l'ensemble de ses symptômes et les conditions de sa production permettent en général de le reconnaître. Il y a cependant des cas dans lesquels le diagnostic présente certaines difficultés. On comprend, par exemple, qu'en dehors de l'alcoolisme, à propos d'une lésion chirurgicale grave, il se déclare de la septicémie ou de la pyohémie, lesquelles peuvent s'accompagner de délire. Si donc on n'est pas renseigné sur les habitudes du malade, on pourra se demander s'il s'agit ou non de délire ébrieux; or, quand la prédisposition alcoolique fait défaut, le délire est généralement tranquille; c'est plutôt du subdelirium avec marmottement continuel, sans hallucinations vives, sans tremblement; ce n'est pas le délire actif et tapageur de l'ivrogne; cependant il faut reconnaître que certaines formes subaiguës du délire alcoolique ont beaucoup de ressemblance avec celui dont nous parlons ; la distinction devient alors presque impossible; mais ces cas sont rares.
Il est d'autres circonstances dans lesquelles le diagnostic est par-