‹ Mémoires de Chodruc-Duclos;Chapitre 16 sur 84 · U« MÉMOIRES · texte numérisé non relu

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trouvons p« , tant .pis pour le» rodomontâ.

Disons à notre officier d'équjpffttent de venir

nous souhaiter bonne chance et de bénir nos armes avec ses beaux yeux... et piûS) au pas de course !

Je frappai militairement, avec ma crosse, à la porte de madame Latapie... et jugCB de BOtre stupéfaction lorsque nous vtmes apparaître, comme un éclair, la pins blanche menotte du plus joli troupier des armées de France, qui nous répondit en se plaçant devant son shako.

C'était elle, madame Latapte elle-même, qui nous avait joué iin tour de sa feçon en s*afFublant, comme nous, d'un vêtement de garde national.

-^ le vous en ai prêté cinq, fit-elle aussitôt, c'était bien le moins que j'eusse le dn^t de m'en gratifier d'un. Et pour le prix de ma location de costumes, vous serez assez galants, je suis sûre, pour me faire partager votre promenade.

Nous crûmes d'abord à une plaisanterie , et

DE CBODRUC-DUCLOS. Iù7

bientôt nous nous aperçûmes que rien n'était plus sérieux. J'employai tous les langages possibles pour l'empêcher de compléter notre demi-douzaine; éloquence et lexique furent dépensées en pure perte , force fut bien de lui assigner sa place aii nlilicu de notre mince bataillon.

— Allons, reprisje en cachant un peu le déplaisir et les anxiétés qui me descendaient à l'âme ; allons, camarades, puisqu'il en est ainsi, faisons acte d'obéissance. Vous savez le proverbe : Ce (fu^feMme t^l, Dfeu k veut. Dieu ^voudra qu'en échange nous soyons les maîtres à son Hôtel.

HËHOIBES

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