‹ Mémoires de Chodruc-Duclos;Chapitre 32 sur 84 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Après «e ànd Aineste, il ne me fnt pas possible de rester dans l'armée du Roi , et je pris sur-1e<&antp un parti de désespoir; non pas que je reculasse devant les nouveaux périls qui allaient sans doute m assaillir, mais parée que je ne voulais point être téoKrin des larmes et des regrets que la mort de L. disait naître chez ses eoitcitoyens et ses amis.

Je me dirigeai vers Iltalie, où j'arriv» presque sans aident , à moitié nu, sans chaussures, sans recommandatkwis. J'y vécus ignoré.

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maudit peut-^tre de mes anciens frères d'armes, et mon cœur se brisa devant cet abandon. J'étais prêt à m'élancer vers les Apennins,

DE GBODRUC-DUCLOS. 317

entrait dans le port de Gènes et foudroyait ses remparts.

Les navires aux abois tiraient le canon d'alarme, les débris des embarcations qui volaient à leur secours étaient lancés sur les quais envahis, et le flot roulait ses écumes boueuses jusque près de la Piaixa di Banchi.

Adossé à un mur, je cberchais le moyen d'être utile à quelque malheureux, lorsqu'un riche seigneur, que j'avais déjà remarqué à VAcqua sola et à ÏAcqua verda, te marquis d'Arregba, vint à moi et me demanda ce que je Ëùsais si près des brisants.

— Je pense.

— A quoi?

— A l'horrible situation de cette pinque qui chasse sur ses ancres, et qui va bientôt être démolie.

— En effet, die ne peut tenir long-temps encore, et tout sera dit dans quelques minutes.

— Je vais donc essayer de sauver deux ou trois de ces malheureux.

— A quoi bon î Ce sont des Français.

31» BtÉIWnitES

— MnéraUe! m'émane, n la pmqne s'ouvre, tu seras le premier à porter secours aax

Et sùsRBimt par te ctJlet mon digne ntarqms , je l'eatralnat avec moi vers la lame qui

TJoe «ecDDCle vagae arriva » kous couvrit ; je lâchai prise, «t, le remou se tordaet »ir nous éeax , nons disparùines «n méBM temps.

Ua instant agvès, deuxeoifts mmilÉs étaient 'ètenders sm- led^barcadère : oetai du marquis sons vie , «t <x\m de Duclos qfti se traina péniblement vers le vieux môle par les mes désertes, et qui échappa ainsi à la foule, témoin de sa vigoureuse action.

rarp(irT3,)ora de mon paswge à 5ioe, que j*a:vBis été cAndanmé à mort ponr aresr «ondamné à mort le lâche marquis d'ArK^ha.

Lequel de nous Aenx, je vous le demande , nvérîlait la potettoe?

Bordeaux me revit , déjà déchu de mon ancienne splendem'. Moijje'Cfaerc^iTaiBement mon Bordeaux des jonrs orageux ; et , comme tout y était Rssotipi , comme nul rcrcil ae s'y

DE GBOMMC-aUGLOS. »•

annonçait pour le lendemain , je repris le chemin de la capitale, but constant de toutes mes espérances...

On voit comme elles s'y sont réalisées.

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