CHAPITRE IV
AUX ABHE&!
Cependant le curé [Hachait mondainement la stabilité de« choses politiques agitant alors l'Europe en armes. Je prenais goût à ces le- ^W«, qiU allamtt à maa jeune oMirage ( nais ma mère, qui ne râvait que le rétobUsseiMat de la femille royale exilée, eut assez de crédit pour me rappeler auprès d'^e; et là-bâs de chaudes conversations, des prédications de chaque soir. Toutes mes idées de gloire filrait
DE CSODAUODUGLOS. 71
imulgveesée*. hm ttoi* coulnii^ n'étclent t>lus qui! iê tigual de l'ituurrecdon, I9 drapetita blatte aeiil devait m'ouvHf- ta rmte ée Fhamneuff et il y avait impiété k tôt» bcm Ft«tiQite de ne pas s'armer, se battre jpdtlr eë RfiAlN^ de l'innoe^oce et de la fidélité.... Que d'impies eti France -à cette époque!..
Un cri sinistre pour les uns, heureusement propD^que pour les autres, retentit bientôt et nnt révàUer le zèle des royalistes bordélais... Lyon étùt en pleine révolte, l'autorité du roi reconnue, et les armées républicaines allaient à marches forcées combattre tes
''U'LAwtfoii poàte^ ttte dit ma mèf« <tA; e&tkâti^aâttie} I* m ta placé d« tpilèdtiilùe «Iffitf «ott pa^ «I «m râï; là doH it t^tàite tottt flMdaJefrt iicïi« d'tin étêtir «t â'tiâè pitfte. Pttfs, tttèit ëtnkmtl HtAëi dei M-m^, «t reçois pour adieu les paroles que ehikjtlè tàcédémonienne adressait à son fils.
" Bmîeni arec eu dessst. »
7S HÉHOOlES .
Le curé, Amélie et Marianne sont oubliés; je pars à la veix de ma mère, à celle de mon ambition et de mon royalisme, et je me présente à mes frères darmas de la seconde ville du royaume.
Les orages se levaient terribles sur Lyon; il y avait un soulèvement sérieux contre les commissaires de la Convention ; puis la commune et le club central du Piémontais Cha- Uer cfaercbaient à dresser dans la ville un de ces fameux tribunaux révolutionnaires, dont partout les degrés nageaient alors dans le sang. Les sections en armes s'apprêtaient menaçantes; les autorités nouvelles promenaient sur les places publiques une cbanoante guillotine^ cadeau venu tout ^près de Paris pour être exposé aux regards publics et faire peur aux aristocrates.
Moi, je n'étais pas tout à fait un aristocrate, mais je me révoltais en face d'aussi peu insi-
DE cbodrug-duclos. n
nuantes exhortations. Lyon en ^sait autant que moi : j'eus foi en Lyon ; j'espérai de nous voir vraiment dignes l'un de l'autre; je bondis en songeant qu'une large pâture enfin allait être donnée à cette jeune âme ù ardente, si afiàmée de gloire.
Je remercie Dîeu, je remerde Lyon, je remeràe toa mère, lui donne mon baiser de bon fils et de bon citoyen, lui jure sur la tombe d^mon pauvre père de n'y revenir déposer mon sabre qu'après en avoir rieheanent ruiné la lame; je me retourne une dendère fois vers ce seuil trop paisible où je ne retrouve qu'un berceau, pas une branche de laurier. Les yeux, le cœur jetés en avant', je cours comme un illuminé. *
L'étincelle partie des murs de Lyon j — ce foyer d'héroïsme, ^ cette Aincelle venue à moi , c'est mon étoile qui se lève.
Il fiiut la saluer en soldat , et les deux et la terre la béniront peut-être 1- Peut-êtrel
Minonu