‹ Mémoires de Chodruc-Duclos;Chapitre 72 sur 84 · A TOUS · texte numérisé non relu

A TOUS

— Parla.

— '■ Nous ne nous ootmatssoos guère, ou plutôt nous De nous coonaissous pas du tout ; I c'est, à coup- sûr, la preniière fois que nous ' nous tKtuvoDS ensemble, jcluis pn^uadé que Déanmoins vous ne me reliisc^ pas : c'eat uue de ces obligeances qu'on peut se rendre à premièi^ vue, etitre concitoyens, même entre Europëens : or, je me plais à croii% que vous êtes Européen?

— Je suis cosmopolite;.

— Eucore mieux; alors ce sera en qualité d'homme, de citoyen du monde : — il y a de jolies promenades dans votre pays.

' — Je vous attends.

* — C'est moi qui vous attends au contraire; car si vous voulez bien vous donner la peine de détourner yotre nnreiwde quelques pas, noDs troureran vdeox «esûeurs «vec ksqods j'ai une petite -dtsctKSion à lider; et comme j«

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n'ai qu'un témoin > qu'il m'en faxit deux , j'ai pensé à vous.

— Je vous remercie de la préférence et je suis à vos ordres.

1( ne nous en examinait pas moins d'un air d'étonnement et de déGance, moi avec ma mine rébarbative , et surtout mon voisin avec son étrange fardeau. Nous ressemblions certes ' bien moins à des postulants qu'à des dresseurs de pièges, rendons-nous justice. Quitte à nous dédire peut-être plus tard ,' notre nouveau compagnon n'osa pas nous refuser : quelques instants après, il voyait clairement quit avait eu affairé à loyale partie; nous avions rqointmesantagonisEcs:^ — quand jedis loyale partie, ce n'est point à eux, bien entendu , que js'adresse l'allusion.

— Étes-vous prêts , messieurs? fis-je en arrivant. {,

'. — Plusque-vousnêtespressé, il parait.

. — Je suis de quelques minutes -en retard , il est vrai (mais je-vous jure ^i)'à présent que nous y sommes, celui de n<H>£ qui doneurera

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en arrive est un lâche, et ce lâche ce ne sevn pas moi.

— Avez-yous apporté des armes ?

— Oui,celles que nous étions convenus de rechercha.

— Où sont-elles ?

■■ — Où vous voyez, reprit mon ami Debuc»|, dans ces deux pattes-là qui les ont caressées d'avance et amignonnées tout le long de la route, pour qu'elles fissent erâneraent leur devoii-, . -— Mais des fleurets ?

— Dieu me pardonne, iit Debucq en se penchant vers moi, ces gens-là s'imaginent qu'on fait de sa parole un tourniquet, et' qu'on, va leur tseaiv le langage des hommes d'honneur ! Qui est-ce qui leur a mis le nom de Jkure(s^ur le tapis ? Ils se flattent, ils se fiattOJL . "

— Des pistolets ?

— Des pistolets ,' répliquai-je ! Et pcmrquoi Ëiire ? AllfHiSj allons, vous ne le voudriez pps. Vraiment vous m'afHigez, mes maîtres, car je crois que je me verrai forcé de vous offrir un

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donc?... Non, nop, ce que j'ai décidé wne £eàs est bien 4«AmM := «Hw {û^itUf !^ 4w Jo^ns

lim, je sais que vous ayez pris leço», «Duv deaux, de tous les genres ij^^Kjiùw^, justfu'à

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Je vous feîs beau jeu, carjen'ai brandi jsmù^ la canne et la savate qw jw w» 'SewUabte^ ; or., je ^rm ^u ^YW A» Uvai^ |>«u .ay«e la

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toujoni-s en dernier les plus grands inâynes :à nous deux, mon petit h^fi»., fi^ifà d«ux

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DE GIKAtAC&^CLOS. m

nez encore, mocsieur le rodcMUont , je commence la partie tout seul. Allons donc, pale-, frenier , du nerf aux jointures , du cœur à la besogne, ton manche de balai dans les doigts : si tù ne te bats pas, je bats 1 ' Au-dessus (fe sa tétie' je faisav^ \^brer une des deux i^mes que je venais de ramasser dans une convulsion de colère. Ses témoins me retinrent, maisl'allocutïoftquejelui avais lancée sur un ton d'assez brusque courtoisie lui fit pourtant remonter du feu dans les joues et dans les paupières : transporté à son tour', it saisit le bâton q\ri restait, étfd'^un mêmeélstnoua courûmes l'ilW siii* l'àuti^l

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