ASSASSINAT D^UN GENTILHOMME DANS L'EGLISE DE BARBUISE
Le jour de la Pentecôte ^ le Provençal^, assistant à la messe dans l'église
deBarbuise', est assassiné à coups d'arquebuse, ainsi que son serviteur. — Des gentilshommes qui étaient venus diner chez lui et les habitants du lieu, saisis d'effroi, laissent fuir les meurtriers. — Le Provençal expire, après s'être confessé et avoir reçu les sacrements — L'évêque de Troyes*, averti sans délai, ordonne qu'on enterre les deux victimes et que l'on continue à faire l'office dans l'élise, jusqu'à nouvel ordre. — La demoiselle Claude de Foissy, femme du Provençal, recherche les meurtriers, contrairement aux dernières volontés de son mari. — Jean de Railly, seigneur de la Court de Marailles et de Haultes-Rîves, et sa femme Jacqueline de Resande, sont poursuivis comme étant les auteurs
' Ce passage est une analyse du texte de Cl. Haton. On Ta distingué, ainsi que tous les autres du même genre, par un caractère moins fort que celui du texte même des Mémoires.
* Probablement Loub de Barlier, seigneur de la Roche-sous-Barbuise. Haton le représente comme un pillard et un despote détesté dans le pays.
' Département de l'Aube, arr. de Nogent-sur-Seine, canton de Villenauxe.
* Jean -Antoine d^Amalû fiit abbé de Saint- Victor, permuta son abbaye en 1 55o avec Louis II de Lorraine, évêque de Troyes, embrassa publiquement le protestantisme, et mourut à Château Neuf-sur- Loire, en 1569. (Voy. de Thou, Histoire universelle, etc. liv. XXXVIII.)
1553. du crime. — M. de Haultes-Rives parvient à 8*échapper; sa femme et une de ses demoiselles de chambre ont la tête tranchée à Paris. — M. de Haultes-Rives et Claude de Resande, seigneur de la Roche, son beau -frère, sont tenaillés, rompus el roués en eiEgie. — Quelque temps après, M. de Haultes-Rives s'étant présenté devant la justice, est reconnu innocent, ainsi que sa femme. M. de la Roche n'ose reparaître, et la femme du Provençal s'empare de ses biens. — Cette dame se remarie avec un capitaine anglais.