ÏIôol o'.aYvcoc7£w: -rraOwv, livre II, chap. XXXI
6. Il y a dans le texte de l'édition de dom Ruinart, malignx au lieu de milinse.
lé Fauchet, 4Mttg. franc., livre XII, chap. xv.
macin* et Abulfarage' rapportent que la plupart des califes en étaient marqués, et que quelques-uns en étaient morts. Enfin, elle est très-fréquente et mortelle en Egypte, dans l'Orient' et entre les tropiques. Elle semble être venue en Occident d'Egypte et des Indes, à la suite des conquêtes des Sarrasins. Mais en voilà assez sur ce sujet ; je reviens à mon propos.
Dans le temps que j'étais chez les jésuites de Caen, j'avais pour condisciple Bernardin Gigault de Bellefonds, qui fut depuis maréchal de France. Il avait alors pour précepteur particulier, Brébeuf, cet esprit sublime, qui de\int depuis si fameux par sa traduction de Lucain. Quoique je ne fusse encore qu'un enfant , j'aimais déjà passionnément la poésie dont je voyais bien que Brébeuf ne goûtait nullement le terre à terre, élevant à cet égard son esprit bien au delà de la portée des simples mortels. Aussi, je l'interrogeais souvent sur le mérite des anciens poètes, et je cherchais à pénétrer son sentiment là-dessus pour y conformer le mien. Mais il m'était insupportable dès que je l'entendais parler avec mépris de Virgile, et lui préférer, ainsi qu'à tous les autres poêles de l'anti quité, l'auteur de la Pharsale. On vit plus tard P. Corneille, le premier des poêles dramatiques français, affligé de la même chimère, et j'ai ouï dire que Malherbe, qui n'a pas son maître dans la poésie lyrique, aimait les coups de trompette et le claquet de Stace, jusqu'à en perdre le sens; tant il est vrai, comme je l'ai souvent expérimenté, qu'on trouve plus rarement de bons juges de la poésie que de bons poètes.
J'eus aussi le bonheur de voir à cette époque, un poêle remarquable par les agréments et les charmes de son esprit, et par la suavité de ses poésies : je veux dire Jean-François
i. Hislor. Sarrasin., liv. 1, chap. viii el xiii, et liv. U, chap, xvi.