De ayiimalibus sanct. script. Part. I, lib. III
:i.Relat Groenl. pag. 66. Peyrère (Isaacde La), fameux par son système des Préadamites, naquit à Bordeaux en 1694, d'une famille calviniste. Il fit partie en 1644 de l'ambassade française à Copenhague. Un jour qu'il tomba sur le ch. v de TÉpître de saint Paul aux Romains, il crut y apercevoir la preuve qu'il y avait eu des hommes avant Adam, et bienlôt il publia ses FrœadamiUc, 1656, in-4'', 1656, in-i2. Jeté en prison, il en fut tiré par !o rrédil du p'-in'-e de Condé et obligé de rétracter son livre. îl fut ensuite bihliotliécaire a Home du pape Alexandre III. Il revint à Paris et mourut en 1676 au séminaire de N. D. des Vertus, près Paris. On lui doit eo outre une Relation d'Islande, Paris, 1663, in-8", figures.
Nous allâmes de là au collège pour y voir lo globe céleste d'airain, œuvre de Tyclio. Je le connaissais dès longtemps de réputation. L'ayant alors examiné attentivement, je fus frappé de la beauté, de la délicatesse de l'œuvre, et de la dextérité de l'ouvrier. Mais ce serait perdre son temps que de décrire les merveilles de cette machine, comme aussi des autres instruments de Tycho, puisqu'il les a dessinés tous dans ses Mécaniques où le lecteur les a sous les yeux. Toutefois, pour qu'on puisse se former une idée juste de la fabrication et de la magnificence de ce globe, il faut savoir que l'auteur y a travaillé vingt-cinq ans, et qu'il y a dépensé cinq mille thalers," environ dix-huit mille livres tournois. En quittant le Danemark, Tycho alla à Prague, emportant avec soi tous ses appareils astronomiques. Mais en 1619, au sac de cette ville par les troupes palatines, ils furent tous détruits, à l'exception du globe qui fut transporté sain et sauf à Neiss, en Silésie, dans le collège des jésuites. Ulric, fils de Christian IV, s'étant emparé de cette place en 1632, s'empara aussi du globe, comme d'un héritage de son père, et l'envoya en Danemark. Toutes ces circonstances m'inspirèrent un violent désir de visiter l'île de Huen, siège des études de Tycho pendant vingt et un ans, et qu'il illustra par ses observations astronomiques et ses admirables écrits.
Il était né en Scanie, de la noble famille des Brahé, plutôt suédoise que danoise; car, pendant que j'étais en Suède, parmi les cinq ministres de ce royaume, la première place, qui était aussi la plus près de la personne de la reine, était occupée par Pierre Brahé, descendant de cette famille. Mais ce n'est pas ici le lieu, et je n'ai pas non plus l'intention de raconter la vie de Tycho. D'autres l'ont fait assez exactement'. Il rentre seulement dans le plan de ce livre de rapporter par quelles libéralités , quelles prévoyances, Frédé-