Virgile, Ed., I, v
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et là découvrons-nous réciproquement les secrets de nos cœurs. » Et il ajouta (car il connaissait les poètes à merveille) ce vers de Térencc :
Meus fac sis postremo animus, quando ego sum tuus '.
Tout cela était bien convenu entre nous, et déjà l'avenir, au travers de cette amitié, m'apparaissaitsous les plus belles couleurs, lorsque Tévêque fut surpris par la fièvre le lendemain même de cette entrevue, et mourut six jours après. Quant à Mme de Molteville, qui avait ménagé entre nous cette amitié, elle a laissé des mémoires de ce qui s'est passé à la cour, lorsqu'elle y était première femme de chambre de la reine Anne d'Autriche. Ces mémoires mériteraient assez d'être loués, si l'auteur y eût mieux observé les lois de l'histoire. Son frère, Bertaud Fréauville^ conseiller au parlement de Paris, me les lut, après la mort de sa sœur, et ils me parurent très-agréables et vrais ; ce Bertaud lui-même n'était pas sans lettres. Dans un écrit où il y a quelque science, il a pris parti pour la robe contre l'épée. Leur père était Pierre Bertaud qui avait eu avant son mariage, et gardé pendant trois ans, l'abbaye d'Aulnai, aujourd'hui en ruines. 11 y eut pour successeur Bertaud, son frère, évêque de Séez ^ Celui-ci se fit une grande répu-