Z)w Plessis-Besançon à Lyonne
Extrait. Turin, le 9 novembre 1646.
A mon arrivée en ce pays, j'y ai trouvé la nouvelle de la mort du prince d'Espagne et des espérances si bien fondées de la prise de Porto-Longone, qu'elles peuvent passer pour des assurances de la chute de cette place, non moins belle et bonne qu'elle est importante en toutes façons, tant pour le solide que pour la réputation des armes et l'avancement des affaires du roi. C'a été un coup de partie et digne du grand sens et do la fermeté de Son Éminence
de n'avoir point relâché de ses premiers desseins, et un effet de sa bonne fortune que iMM. nos maréchaux se soient plutôt attachés là qu'ailleurs. Toute l'Italie en est abattue, et, comme vous savez que c'est un pays où les hommes ne se laissent toucher que de la crainte ou de l'intérêt et que ce sont les deux puissantes raisons qui servent à persuader ceux qui le dominent, je ne puis croire qu'après avoir gagné le premier point sur leurs esprits, on ne fasse maintenant agir la négociation en faveur de l'autre, pour obtenir d'eux les assistances et les déclarations nécessaires pour en chasser les ennemis communs du repos public et de la grandeur de Leurs Majestés. La conjoncture ne sauroit être meilleure.
(Minute originale. Affaires étrangères, Naples, IV, '29.)
70. Instructions au sieur du Plessis-Dcsançon s'en allant vers les princes d Italie.
Paris, le 20 mars 1647.
Le roi, voulant dans la conjoncture présente des affaires envoyer traiter de diverses choses qui regardent son service avec quelquesuns des princes d'Italie, a jeté les yeux sur le sieur du Plessis- Besançon pour faire ce voyage, ayant déjà plusieurs fois expérimenté avec combien d'adresse, de tidélité et de zèle il s'acquitte de tous les emplois qu'on lui peut conlier, autant dans la néf^'ociation que dans la guerre.
Sa Majesté désire donc en premier lieu qu'il aille en diligence d'ici à Parme, où il fera entendre à M. le duc que le principal sujet de son voyage est pour lui témoigner, de la part de Leurs Majestés, le sensible déplaisir qu'elles ont eu de la perte qu'on a faite du feu duc Edouard, son père, et combien elles ont compati à l'affliction qu'elle lui aura causée et à toute sa maison.
On tient superflu de s'étendre davantage touchant ces offices de condoléance avec le sieur du Plessis-Besanron, s'a^isurant qu'il saura ne rien omettre de tout ce qui pourra mieux persuader ce jeune prince, madame la duchesse de Parme, sa mère, et M. le cardinal Farnèse, que Ion conservera toujours bien cher et bien vif en France le souvenir de la passion que le feu duc a fait paroître en tant de rencontres pour cette couronne et de la fermeté avec laquelle il est demeuré à ce parti, méprisant également et les menaces et les avantages que les Espagnols lui ont faits en divers temps pour l'en retirer.
Il (lira ensuite à Son Altesse que Leurs Majestés ont appris avec grand plaisir par ses lettres et par ce qu'y a ajouté de plus parti-
culier le sieur de Villeré, son résident, les bons sentiments qu'il a pour la France et la volonté où il est de continuer dans cet attachement avec la même ferveur qu'a fait autrefois le feu duc, son père, qu'il peut être assuré que Leurs Majestés y correspondront avec tant d'estime et d'affection qu'il n'aura jamais sujet de se repentir de la déclaration qu'il aura faite de serviteur de cette couronne, parce qu'elles ne seront point satisfaites qu'elles n'aient trouvé occasion de lui donner des marques effectives de leur bienveillance, en procurant quelques avantages solides à sa maison, comme l'état présent des affaires de l'Europe et particulièrement d'Italie en peut fournir en un instant les moyens.
Ledit sieur duc peut donc faire un état assuré de la protection de cette couronne pour tous ses intérêts et du désir que Leurs Majestés ont de voir accroître en sa personne et en ses états la gloire et la puissance du nom Farnèse, pour peu que ledit sieur duc veuille s'aider de son côté à faire ce qu'il conviendra et qui dépendra de lui.
Ce n'est pas la coutume de la France d'engager mal à propos ses amis pour son intérêt particulier en de mauvaises affaires. Le sieur Gauffridi peut être bon témoin à M. le duc de Parme que le feu roi avoit plus besoin d'un frein pour retenir le duc son père que d'aiguillon pour le pousser k se déclarer et attaquer de son côté l'état de Milan et combien de fois Sa Majesté lui a conseillé de tenir ses sentiments extrêmement cachés et de bien vivre avec les Espagnols en attendant la cojnjoncture de faire son coup sans courir aucun risque.
Telle sera toujours la conduite de Leurs Majestés envers M. de Parme qui en est aimé et considéré à tel point qu'elles seroient les premières à le déconseiller si elles le voyoient incliner à entreprendre quelque chose en faveur de la France qui pût lui tourner à préjudice, comme il arriveroit s'il alloit rompre contre Espagne et qu'à peu de temps de là la paix se fît sans qu'il eût pu tirer aucun avantage de sa déclaration; mais, si Dieu permet que nos ennemis soient si aveuglés que de ne pas conclure la paix aux conditions où nous sommes restreints pour le bien de la chrétienté, qui a si grand besoin de repos pour résister à l'ennemi commun, alors, comme la continuation de la guerre sera vraisemblablement la ruine de la monarchie d'Espagne et que déjà d'autres princes d'Italie témoignent ne vouloir pas demeurer les bras croisés, mais se prévaloir du désintéressement de cette couronne et profiter avec elle du débris de l'autre. Leurs Majestés seront très aises que M. de Parme soit de la partie, et, par le partage qu'on fera des
conquêtes auxquelles, en ce cas, on ne tronveroit pas grand obstacle, il connoîtra l'égard que l'on aura eu avec justice à l'ancienneté de l'attachement que sa maison a, par-dessus les autres, pris de cette couronne et la sincère affection que Leurs Majestés ont pour sa personne qu'elles savent être remplie de toutes sortes de bonnes qualités.
Cependant, pour ne différer pas davantage à donner audit sieur duc quelque échantillon de cette affection dont elles le font assurer par le sieur du Plessis-Besançon, elles lui ont fait expédier un brevet de cent mille livres de pension, comme l'avoit autrefois feu M. son père, que ledit sieur du Plessis lui remettra de leur part et l'assurera de la ponctualité du paiement, se promettant qu'il correspondra comme il doit à cette grâce, sur le sujet de laquelle on dira audit sieur du Plessis qu'encore qu'on ne doute point qu'étant de la qualité qu'elle est, ledit sieur duc ne la reçoive avec grand sentiment de reconnoissance comme le sieur de Villeré s'en est laissé entendre ici, néanmoins le sieur du Plessis tâchera de pressentir, avant que s'engager à rien, de quelle façon elle sera reçue afin de ne pas s'exposer à en voir faire peu de cas ou à gratifier une personne dont la conduite, d'ailleurs, envers la France ne méritât pas ce bienfait.
Il fera aussi connoître audit sieur duc qu'en exécution de ce dont on a autrefois parlé touchant la déclaration de M. le cardinal Farnèsc' pour la France, Leurs Majestés ont trouvé bon, en ce cas, que ledit sieur cardinal se résolût de la faire présentement, de lui accorder vingt mille écus de pension dont le brevet a aussi été expédié pour être remis audit sieur cardinal si le sieur du Plessis le trouve en cette disposition et que ledit sieur duc l'agrée, l'intention do Sa Majesté étant de changer cette pension en dos biens ecclésiastiques dans les occasions de vacance qui arriveront, afin qu'il puisse la toucher par ses mains. Et, comme elle se promet de tirer beaucoup de fruit de l'adresse dudit sieur cardinal et du crédit que sa maison a dans Romo, elle se réserve aussi de lui faire dans les conjonctures de nouvelles grâces, ayant toute l'estime et l'affection (lu'il se peut pour sa personne.
Pendant que ledit sieur de Besançon sera à Parme, il prendra sujet de parler au duc de quelque différend qui est survenu entre lui et le duc de Mantoue pour certaines îles et bois situés au bord du Pu qui ont donné lieu à quelques contestations et fera entendre
1. François-Marie Farnèse (lG17-lGi7), créé cardinal le 14 décembre 1G45. Il était frère cadet du duc Odoard.
audit duc de Parme que, Sa Majesté affectionnant ses intérêts et ceux du duc de Mantoue, elle auroit bien du déplaisir que quelque chose de petite conséquence les put aliéner, qu'il seroit de leur commun bien d'assoupir ce différend par voie de députés, et qu'étant très assuré que Mantoue ne s'en éloignera pas, il a ordre de lui demander son consentement et, l'ayant obtenu, d'offrir de passer à Mantoue pour ajuster le jour et le lieu de la conférence, en laquelle, s'il en est requis par l'une et l'autre des parties, il pourra intervenir et s'employer pour moyenner une parfaite réconciliation entre elles et établir si bien les limites de leurs souverainetés qu'il n'y puisse jamais avoir occasion de débat pour ce sujet.
Ledit sieur de Besançon, après avoir reconnu les bonnes dispositions dudit duc de Parme, passera \ers le duc de Mantoue, à la prière duquel Sa Majesté s'entremet de cette affaire, pour lui faire entendre que, Parme désirant qu'il soit convenu du jour et du lieu de l'assemblée, il ait à nommer ses députés pour y intervenir.
M. le cardinal Grimaldi a été pourvu par le feu pape Urbain d'une abbaye située dans les états de M. de Parme, et, quoiqu'il n'y ait aucune chose à opposer à la validité de la provision, puisque l'abbaye étoit vacante par la mort du légitime possesseur et que personne ne peut disputer au pape le droit de la conférer, néanmoins, jamais ledit sieur cardinal, ni du vivant du feu duc ni depuis sa mort, n'a pu obtenir la permission d'entrer en jouissance, et, quand il a écrit audit sieur duc et à Gauffridi avec toutes sortes de civilités et de déférences, ils se sont contentés de répondre en termes généraux, faute d'avoir aucune bonne raison à dire. Ce traitement fait à qui que ce fût seroit toujours étrange, jamais les princes d'Italie ne s'étant arrogé une pareille autorité qui est contre l'immunité ecclésiastique, mais il est d'autant plus extraordinaire fait à un cardinal, et Sa Majesté y doit prendre part, puisque c'est un cardinal serviteur déclaré de cette couronne et qui la sert depuis quelques années à Rome avec le zèle et l'utilité que le monde voit. C'est pourquoi Sa Majesté désire que le sieur du Plessis en parle fortement de sa part à M. de Parme, lui témoignant l'intérêt qu'elle prend en cette affaire et n'omettant rien pour obtenir de lui ce que ledit sieur cardinal peut désirer et qu'il prétend avec tant de justice. Sa Majesté s'assure que ledit sieur duc voudroit faire des choses plus difGciles pour lui plaire et ne doute point que, quand il n'y auroit d'autre considération que celle du désir de Sa Majesté, elle sera assez puissante sur sou esprit pour lui faire donner les mains à ce qu'il a jusqu'ici refusé, quoique d'autant plus équitable que M. le cardinal Grimaldi y a toujours procédé avec grand res-
pect jusqu'à faire tort à la bonté de sa cause par les partis qu'il a otierts pour ajuster ce différend, afin de n'avoir rien à démêler avec une maison (ju'il honore au dernier point.
Il semble que, pour faire même réussir cette affaire, il faut, avant d'en parler audit sieur duc, s'en ouvrir au sieur Gauffridi, et, après lui avoir exagéré le traitement «{u'on fait à M. le cardinal Grimaldi, lui faire connoitre que Leurs Majestés souhaitent extrêmement de lui faire avoir satisfaction et qu'elles se promettent qu'il y emploiera volontiers ses ofûces près de son maître, dont elles lui sauront beaucoup de gré.
Ce n'est pas seulement en cela qu'on estime qu'il faut prévenir, s'il y a moyen, l'esprit dudit Gauffridi, mais, de tout ce qu'il est ordonné ci-dessus au sieur du Plessis-Bosanoon de négocier, on croit qu'il faut s'en adresser conhdemment à lui avant qu'à son maître, parce qu'étant seul dans cette cour-là instruit des affaires, il peut leur donner telle face ou tel poli qu'il veut et y faire prendre toutes les résolutions dont il aura été lui-même persuadé, de sorte (jue Leurs Majestés estiment qu'après que ledit sieur du Plessis- Besançon l'aura bien assuré de leur bienveillance et de leur protection en tout ce oii il pourroit en avoir besoin pour se maintenir en crédit au lieu où il est, il doit l'assurer et lui faire valoir qu'il a ordre exprès de ne rien faire ni dire qu'après l'avoir concerté avec lui et avoir demandé son avis, Leurs Majestés s'étant promis de son atlection et des bons sentiments qu'on ne doute pas que sa naissance ne lui inspire, qu'il sera très aise de donner audit sieur du Plessis toutes les lumières qui lui seront nécessaires pour négocier heureusement; et, à la vérité, comme Leurs Majestés ne désirent rien que les avantages de M. le duc de Parme et qu'elles sont très disposées à les lui procurer par tous les moyens qu'il pourra souhaiter, ledit sieur Gauffridi doit attribuer à grand honneur de trouver occasion de servir utilement son maître et de satisfaire en même temps aux devoirs de bon François sans que Leurs Majestés recherchent jamais rien de lui (jui puisse le mettre en méruinco dans la cour où il est ni diminuer son crédit, mais plutôt lui fournissent les moyens de l'augmenter par la gloire et le prolit qu'il fera acquérir à Son Altesse des résolutions où il la portera.
Ledit sieur du Plessis témoignera aussi audit sieur Gauffridi que Leurs Majestés ont toutes les bonnes intenlions pour lui qu'il peut désirer et qu'il ne tiendra (ju'à lui d'en recevoir des marques effectives en la manière qui lui sera la plus agréable, n'ayant pas voulu le charger de rien de particulier là-dessus parce qu'elles désirent
auparavant savoir de lui-même ce qu'il souhaitera et par quel biais.
Le sujet que Sa Majesté a eu de jeter les yeux sur le sieur du Plessis pour faire ce voyage n'a pas été un simple compliment de condoléance à M. de Parme, dont un autre de moindre suffisance que lui eût pu s'acquitter, mais le principal but a été que, si la guerre continue, il peut négocier avec ledit duc et d'autres princes d'Italie pour les porter à mettre à effet les bonnes dispositions qu'ils témoignent tous de vouloir se déclarer pour profiter en leur particulier de la dépouille des Espagnols.
Ledit sieur du Plossis saura que M. de Modène est celui de tous qui a le plus de passion pour cela et dont on pourra se servir avec plus de fruit pour échauffer les autres, n'ayant tenu qu'à Sa Majesté, depuis quelque temps, qu'il ne rompît contre l'Espagne, dont luimême nous presse et en témoigne impatience. Le marquis Calcagnini, qui a la principale part dans sa confiance, introduisit aussi, il y a trois mois, une négociation secrète avec M. le grand-duc sur ce même sujet et trouva une entière disposition en ce prince-ci d'être de la partie dès qu'il verroit les armes de France assez fortes en Italie pour faire le coup avec sûreté.
M™e de Mantoue, qui témoigne maintenant grand désir de marier son fils en France, ce qui l'attachera de plus en plus d'affection et d'intérêt à cette couronne, a fait assurer depuis peu Leurs Majestés qu'elle lui feroit prendre toutes les résolutions qui seroient de leur service sans excepter aucune et qu'elles pouvoient absolument disposer de sa personne, de ses forces et de tout ce qui est en son pouvoir.
De sorte que jamais la conjoncture ne peut être meilleure pour mettre sur les bras des ennemis la plus grande part des princes d'Italie, c'est-à-dire pour ruiner indubitablement les affaires des Espagnols dans cette province-là.
On donne au sieur du Plessis des lettres de créance pour chacun d'eux, afin qu'il puisse s'en servir selon les occasions, s'entendant particulièrement avec M. le duc de Modène, qui dirigera sa conduite à l'égard des autres, parce que, dans la passion qu'il a de se signaler en quelque chose de grand où il trouve ses avantages avec ceux de la France et dans la connoissance particulière qu'il aura des intérêts et de la disposition des autres princes, il ne fera commettre le nom du roi que bien à propos et autant qu'il y verra de l'utilité, et ne laissera pas néanmoins échapper le moindre moment favorable pour avancer les résolutions que Leurs Majestés peuvent souhaiter. Mais, depuis ce mémoire achevé, on a reçu avis de Gènes que le chevalier [de la] Guette, qui a servi dix ans le feu duc
de Parme en qualité de colonel du régiment des gardes à cheval, y avoit passé, se retirant en France, et qu'il avoit assuré les sieurs Gianettin Giustiniani et du Mesnil que la France ne devoit rien attendre du nouveau duc, qui fait paroître évidemment que ses affections et son inclination sont toutes tournées vers l'Espagne, que la duchesse sa mère et le cardinal son oncle contribuent tout ce qu'ils peuvent à lui donner ces sentiments, que Gauffridi, voyant la propension de son maître, l'y fortifie encore plus que les deux autres par la crainte qu'il a que sa naissance ne lui fasse préjudice et que, pour faire paroître qu'il n'a et ne veut aucun attachement de ce côté-ci, il prend à tâche de faire maltraiter tous les François. On doit faire d'autant plus de cas de cet avis que ledit chevalier de la Guette est connu pour homme discret et fort avisé qui, ayant un bel établissement dans ce pays-là et fort peu de bien en France, n'auroit jamais pris la résolution de se désemparer s'il ne s'y étoit vu forcé par les dégoûts qu'on lui a donnés pour s'en défaire. Le sieur du Plessis-Besançon profitera de la connoissance qu'on lui en donne, sur laquelle il réglera sa conduite, pour faire ou ne faire pas certaines choses qu'il lui est ordonné ci-dessus par Sa Majesté, laquelle les remet à sa prudence et lui recommande seulement de bien ménager sa dignité et de ne pas prodiguer ses grâces sans être très certain de la reconnoissance qu'on en aura et qu'il y ait lieu de s'assurer de l'esprit et de l'afléction du duc de Parme pour cette couronne.
Ledit sieur du Plessis, après avoir négocié à Parme tout ce que dessus, prendra occasion d'aller à Modène pour y voir le duc et conférer de toutes choses avec lui, et, afin de ne point donner d'omi)rage aux Espagnols contre ce prince, il pourra publier à Parme qu'il prend ce chemin-là pour aller à Piombino et Porto- Longone que Leurs Majestés l'ont chargé de visiter avant que revenir par deçà.
De tout ce qu'il fera près de M. de Parme et de M. de Modène, il en donnera ponctuellement avis au sieur abbé de Saint-Nicolas ^, afin qu'il le communi({ue à M^L les cardinaux d'Esté et Grimaldi et que ceux-ci puissent lui faire savoir leurs sentiments par le moyen dudit abbé, Sa Majesté voulant que la direction principale de toutes les négociations susdites dépende desdits sieurs cardi-
\. Henri Arnauld, abbô de Sainl-Nirolas, puis éviViuc d'Angers, né en 1597, mort en 1092. Il prit pari à diverses négociations, qui ont été relatées dans cinq volumes publiés en 1748 par l'abbé de Pomponne, son pclil-neveu.
naux et que ledit sieur du Plessis agisse ou n'agisse pas, se transporte ou demeure suivant qu'ils lui feront savoir de le trouver à propos pour le service de Sa Majesté.
(Original. Affaires étrangères, Naples, IV, 89.)