‹ Mémoires de Du Plessis-BesançonChapitre 111 sur 146 · Du Plessis-Besançon à Mazarin · texte numérisé non relu

Du Plessis-Besançon à Mazarin

Extrait. Gênes, le 6 août 1647.

Le marquis Galcagnini est toujours en cette ville et, apparemment, avec désir que son maître agisse et se résolve ; il en attend la réponse, mais, selon mon sens, elle est trop longue à venir depuis huit jours entiers que le courrier est parti, ce qui me fait juger qu'il séjourne ici pour prendre ses mesures selon l'air du bureau.

Ce qu'il y a de fâcheux, c'est que le temps d'agir et les occasions se perdent, que nos troupes de Piombino dépérissent et que, quand ce prince aura pris une bonne résolution, non seulement le fonds qui avoit été mis à la direction de M. d'Estrades se sera consommé pour faire subsister les troupes et laisser les places pourvues, mais encore celui qui étoit destiné pour payer la pension de cette Altesse qui, d'ailleurs, s'est incommodée pour l'entretien et la levée des siennes

(Minute originale. Affaires étrangères, Naples, IV, 351.)

Page 1