‹ Mémoires de Du Plessis-BesançonChapitre 143 sur 146 · Le bailli de Valençay à du Plessis- Besançon · texte numérisé non relu

Le bailli de Valençay à du Plessis- Besançon

Rome, le 13 octobre 1653.

Si la lettre qu'il vous a plu m'écrire du 5 du courant fût arrivée deux jours plus tôt qu'elle n'a fait, je n'aurois pas manqué de faire au pape l'ouverture que vous me marquez pour l'accommodement des républiques de Venise et de Gênes en mon audience de vendredi 10 du courant; je ne m'en oublierai pas dans la prochaine. Je lui i)arlai vendredi dernier de Casai et de l'introduction d'une garnison de Suisses dans la citadolle, laissant la souveraineté entière à M. de Mantoue, pourvu qu'il consentît à l'exécution de la paix de Gherasco et de celle de Miinster. Et,

sans m'assujétir à un plus long discours, je vous dirai qu'à la réserve de vaincre cette paresse naturelle qu'a Sa Sainteté, je l'ai tout à fait gagnée pour persuader M. le duc de Mantoue à prendre cette voie pour s'assurer dans ses États. Je ne perdrai point de temps, quand il sera de retour, à le résoudre de s'appliquer tout de bon à cette affaire ainsi qu'à la réunion de Venise et de Gênes, bien qu'à vous dire le vrai je me promette peu de choses de cet homme, ennemi des négociations et des affaires qui ne touchent pas sa maison.

(Original. Affaires étrangères, fonds France, mémoires et documents, CCCCVI, 308.)

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