La suspension d'armes est du 26 octobre
2. Cette relation, qui fut sans doute imprimée, est probablement la même que la Relation très particulière de ce qui s^est passé en Piémont, depuis le commencement de la trêve jusqu'après le secours et la paix de Casai, petite brochure in-4" de 24 pages, publiée vers cette même époque, sans nom d'auteur et sans indication de lieu ni de date. Elle figure au Catalogue des imprimés de la Bibliothèque nationale sous le n" Lb^e 2799.
3. Le prince Thomas de Savoie était fils du duc Charles- Emmanuel L Après avoir, pendant plusieurs années, combattu la France à la tête des troupes espagnoles, il exerça ensuite divers commandements dans l'armée française en Italie. Il était grand maître de France et mourut en 1G56. Ce prince était
le poste de ConflansS à l'embouchure de la vallée de Tarentaise, où il s'étoit avantageusement retranché avec les troupes de Savoie pour en empêcher l'entrée à celles de Sa Majesté, plusieurs officiers, tant des gardes que des vieux corps, furent commandés diverses fois, avec des hommes détachés et des guides, pour chercher quelque chemin qui pût donner moyen de couper les ennemis pour les obhger à la retraite et ouvrir le passage à notre armée. Mais, toutes leurs tentatives ayant été sans effet, je m'offris d'y retourner avec deux cents mousquetaires seulement, et, pour en venir à bout, je m'opiniàtrai dans les neiges des plus hautes montagnes; je fus même contraint de m'y retrancher à cause du voisinage des ennemis, après avoir donné l'avis certain de l'abandonnement du col de la Lause^, où passa notre avant-garde. Enfin, j'en trouvai un autre qui aboutissoit plus avant dans la vallée, ce qui obligea le prince Thomas de lâcher le pied plus tôt qu'il n'eût fait pour se retirer à l'autre extrémité ; mais il fut suivi de si près que nous l'obligeâmes de passer en hâte le petit Saint-Bernard pour se jeter dans le val d'Aousta^, qui fut un service considérable, parce que, hors Montmélian, nous demeurâmes les maîtres de toute la Savoie par sa retraite*.
« liomme de cœur et d'esprit, mais malheureux dans ses entro- « prises. » [Mémoires de Monglat.)
i. Hameau situé au confluent de l'Isère et du Doron et à un kilomètre au sud d'Albertville (Savoie).
2. Col situé à onze kilomètres au sud-est du pic de la Lause et à un kilomètre environ de la source du torrent de Guir, affluent de la Durance.