Il existe ici une lacune dans le manuscrit
2. Gemingen ou Gemûndon, petite localité située à 53 kilomètres au sud de Coblence.
3. Ce traité l'ut paraphé le 24 juin 1044. Voir le texte à l'appendice. Le comte d'IIaussoiiville, dans son Histoire de la réunion lie la Lorraine à la France, mentionne, évidemment par erreur, ce projet (le traité comme ayant ('-té arrête à (lerniiiiy, en Lorraine.
de son chancelier et d'un de ses principaux secrétaires^ avec une créance entière de ce prince auprès de Leurs Majestés.
Mais, soit que mon retour tardât trop, ou qu'il eût été gagné cependant par don Francisco de Mello, qui lui faisoit espérer la succession de son emploi des Pays-Bas, je ne le trouvai plus où je l'avois laissé en le quittant.
Étant arrivé à Metz, avec le sieur Thomas, le dimanche 17 juillet au matin, je n'y trouvai nulle nouvelle de Son Altesse et n'en reçus point jusques au mercredi au soir 210, mais seulement quelques lettres du sieur Fournier, puis du sieur Ditaut, gouverneur de Boolay, par où on me convioit de ne m'ennuyer point et de ne me pas dégoûter par tout ce que j'entendrois dire de Son Altesse.
Ledit jour vingtième, le sieur Thomas reçut une lettre de la main de U^^ de Gantecroix par où elle lui ordonnoit de se rendre, le lendemain 21 , à Boulay et de me prier, de sa part, de m'y trouver aussi pour y entendre le sieur de Viler, sur la créance qu'elle lui donnoit pour nous dire les intentions de Son Altesse.
Nous ne manquâmes pas, le sieur Thomas et moi, d'arriver à Boulay à l'heure et jour nommés, où ledit sieur de Viler, envoyé de M'^® de Gantecroix, nous exposa sa créance, qui fut :
1 ° Que Son Altesse avoit grand sujet de se plaindre de ce qu'un peu après le départ du sieur du Plessis d'auprès d'elle les garnisons françoises de cette frontière avoient couru sur ses troupes jusque dans leurs