Du Plessis-Besançon au prince de Condé
Extrait. Céret, le 17 mars 1645.
Depuis ma dernière, il ne s'est rien passé de considérable en Catalogne que l'arrivée de M. le comte d'Harcourt, au-devant duquel j'étois allé jusqu'à Narbonne; il a été reçu à Perpignan, non seulement comme un vice-roi qui vient pour le rétablissement des affaires, mais comme si c'étoit un nouveau Messie qui fût arrivé pour le salut du genre humain; nous allons aujourd'hui coucher à Figuières, et pourrons arriver le 21 ù Barcelone. Ceux de Roses continuent à troubler la sûreté du grand chemin, mais j'espère qu'ils seront bientôt resserrés; jamais l'occasion n'en fut si belle, et, de la façon qu'on s'y prend, il est certain que les desseins de Catalogne ne pouvoient être mieux projetés qu'ils sont. (Minute originale. Affaires étrangères, Espagne, supplément, V.)