‹ Mémoires de Du Plessis-BesançonChapitre 97 sur 146 · Du PlessiS'Besayiçon à Mazarin · texte numérisé non relu

Du PlessiS'Besayiçon à Mazarin

Du camp de Termes, le 20 octobre 1645. La place où nous allons entrer ^ se doit considérer, sinon comme bonne, à tout le moins comme un poste important et nécessaire au service du roi en Catalogne, et, par-dessus tout cela, pour avoir mis à bout avec elle tout ce qui restoit de bonne et vieille infanterie de l'armée d'Espagne. Ce qui en sort consiste en plus de neuf cents officiers de toute espèce et près de deux mille cinq cents des meilleurs soldats qui se puissent voir, sains ou malades, qui s'en revont par la France et qui, vraisemblablement, n'arriveront pas tous à Fontarabie. Ils nous laissent assez bon nombre de munitions de guerre, quinze pièces de canon, pour autant de jours de vivres, et, ce qui est plus à estimer que tout, la réputation de cette campagne, dont les suites peuvent produire des effets sans comparaison plus avantageux la prochaine que celle-ci, et les espérances que j'en ai sont si bien fondées qu'il n'est pas raisonnable d'en douter. La bonne fortune de l'état et celle de M. le comte d'Harcourt y ont sans doute beaucoup contribué, mais il faut avouer que sa patience, son exemple et sa fermeté seront toujours les principaux instruments des belles productions de son courage et de sa conduite. Il me doit faire partir dans le 20 ou 30 du courant, chargé de ses sentiments pour Votre Éminence, desquels j'espère de lui rendre compte bientôt après, ne prenant que deux jours de détour pour passer à Auxonne, qui est quasi sur mon chemin.

(Original. Affaires étrangères, Espagne, XXVI, 218.)

62. Conjuration de Catalogne pendant le temps que M. le comte d'Harcourt ij .commandoit les armées du roi^.

Après la perte de la bataille de Lérida et le mauvais succès

maréchal de camp en 1650 et lieutenant général en 1655, il fut blessé à mort à la bataille de Sintzheim, le 16 juin 1674.

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