‹ Mémoires de duc de Saint-SimonChapitre 161 sur 315 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Conseils k Tordinaire. — Les entrailles du Roi portées à Notre- Dame tout simplement. — Harangues des Compagnies au Roi. — Force réformes civiles. — Le cœur du Roi fort simplement porté aux Grands-Jésuites; merveilleuse et prompte ingratitude. -^ Le Régent visite à Saint-Cyr M"" de Maintenon, et lui continue sa pension ; Madame l'y visite aussi le même jour. — Le Parlement conti-

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nué pour un mois. — Le Roi va à Vincennes. — Le corps du Roi porté à Saint-Denis; entreprise de Monsieur le Duc, qui fait monter avec lui dans le carrosse du Roi le chevalier de Dampicrre, son .écuyer. — Le Régent permet à tous les carrosses d'entrer dans la dernière cour du Palais-Royal, et à qui voulut de draper, jusqu'au premier président du Parlement; nouveauté pour les magistrats de draper des plus grands deuils de famille et de porter des pleureuses.

— Prisons ouvertes ; horreurs. — Duc du Maine et comte de Tou louse admis au conseil avec les seuls ministres du feu Roi. — Mort de M"" de la Vieuville. — M"« la duchesse de Beri7 à Saint-Cloud, fait M"« de Pons sa dame d'atour, et la remplace de M"*«de Beauvau.

— Duc d'Âlbret est grand chambellan, sur la démission du duc de Bouillon, son père. ^ Le Roi tient son premier lit de justice. — Le Roi harangué par les Compagnies à Vincennes. — Le chancelier se démet, pour quatre cent mille livres, de sa charge de secrétaire d'État — Crosat; quel; fait grand trésorier de l'ordre pour des avances; Térat; quel; en a le râpé. — Conseils d'où pris; comment pervci*tis. -««.Je fais déclarer le cardinal et le duc de Noailles chef du conseil de conscience et président de celui des finances. — Réflexion sur le pouvoir et le grand nombre en matière de religion.

— Conseil de conscience, — Caractère de Besons, archevêque de Bordeaux, puis de Rouen, de Pucelle et de Joly de Fleury. — Dorsanne; son caractère et sa fin. — Conseil des finances. — Le chancelier de Pontchartrain raffermit secrètement son fils. — Conseil des affaires étrangères. — Conseil de guerre. — Caractère du duc de Guiche. — Les fortifications données à Hasfeld. — Caractère de Saint- Contest et de le Blanc. — Conseil de marine. — Conseil des affaires du dedans du royaume. — Caractère de Beringhen, premier écuyer, et du marquis de Brancas.

Le lendemain, mardi 3 septembre, le Régent tint à Versailles denx conseils : un le matin, Tautre Taprès-dîner, où il n'y eut que les ministres du feu Roi, c'est-à-dire le maréchal de Villeroy, Voysin, chancelier de France et secrétaire d'État de la guerre, Torcy, secrétaire d'État des affaires étrangères, qui avoit les postes, et Desmarets, contrôleur général des finances. Ils étoient tous nommés par le testament du Roi, avec ses deux bâtards, et les maréchaux de Villars, d'Harcourt, de Tallart et d'Huxelles, pour composer le conseil de régence, avec M. le duc d'Orléans, et avec Monsieur le Duc dans un an, à vingtquatre ans. Mais par ce qui avoit été décidé la veille au Parlement, le Régent étoit pleinement le maître de le

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