‹ Mémoires de famille C. E. Casgrain [microforme]Chapitre 17 sur 26 · CS Q Y · texte numérisé non relu

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belle âme à son Créateur à 114 heures du matin, mardi 29 février 1848.

Je me tairai sur les impressions que j'éprouvai alors. ‘Il y a des douleurs qu’aucunes consolations humaines me peuvent alléger; Dieu seul peut soutenir une âme dans de pareilles circonstances.

Je terminerai en citant quelques-unes des lettres que je reçus alors et qui achèveront de vous faire connaître ce que fut votre père.

Lettre de M. le Grand-Vicaire Cazeau :

4 Ma bonne cousine, Mme Panet a eu la bonté de me faire part hier au soir de la fâcheuse nouvelle qui venait de lui être transmise par le télégraphe. Je m’empresse de vous exprimer combien je m’associe à votre trop juste douleur, et je suis heureux de vous offrir en même temps les: sympathies de Nos Seigneurs de

Québec et de Sidyme qui avaient la plus haute estime pour votre bon mari et qui regrettent beaucoup de le voir enlevé si tôt à son intéressante famille, ainsi qu’au pays auquel il rendait de si importants services. .

‘“ Le cher défunt a mené une vie trop sainte pour ne l'avoir pas couronnée par une sainte mort. La Sainte-Vierge qu'il a toujours si bien servie l’aura sans doute présenté à son divin Fils, comme un de ses bien-aimés. Il est difficile de pouvoir peuser à lui, sans être persuadé que déjà il est au nombre des habitants du ciel.

Toutefois, nous ne manquerons pas d'offrir nos faibles prières au ciel, pour qu'il daïgne lui accorder sa récompense, dans le cas où il n'en aurait pas encore pris possession. Dans ce but, trois messes privivilégiées ont été dites ce matin par autant de personnages de l’Archevêché,

‘Je souhaite, ma bonne cousine, que le Seigneur vous donne tout le courage dont vous avez besoin au milieu de votre afliction, et je demeure avec tout le respect et l'amitié possible votre dévoué parent.

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