‹ Mémoires de famille, l'honorable C.-E. Casgrain [microforme]Chapitre 12 sur 45 · S MÉMOIRES DE FAMILLE · texte numérisé non relu

S MÉMOIRES DE FAMILLE

Devenue veuve en 1IS22, Mme Ross-Lewin fl épousa M. John Cannon en IS27. A la mort | | nl de celui-ei en 1855, elle vint demeurer dans le village de St. Thomas. Plus tard, désirant finir

ses jours, dans les environs du Détroit, où elle était née, elle fit choix de votre père, pour lui : faire une donation de tous les biens immeubles qu'elle possédait à Québec et dans les environs, à condition par nous de lui payer une rente annuelle et viagère de £200, Elle avait donné

| son affection et sa confiance à votre père à cause des bons procédés dont il'avait usé envers elle, et de la régularité et de l'exactitude qu'il montrait dansle maniement des affaires, Cette donation fut fuite en IS57 et ma tante partit pour le Haut-Canada le 21 août de cette même année, se fixa à Amhersthure, sur la Rivièredu-Détroit, où elle termina ses jours le 235 février 1S90, âgée de 76 ans,

La lettre suivante du Père Maurice, prêtre

missionnaire de l'endroit, est le digne panégvri-

, . * LA LT que de cette femme dont la vie s'est passée à faire le bien.

‘ Madame,

* Je suis chargé de vous annoncer une nouvelle tout à la fois triste et consolante, Samedi dernier, vers les six heures du soir, la bonne

is

MÉMOIRES DE FAMILLE TJ dame Cannon est endormie dans le Seigneur et est allée au ciel jouir d’une meilleure vie, Depuis longtemps déjà son âge, ses infirmités toujours croissantes, nous faisaient pressentir cet événement comme non éloigné, Aujourd'hui, nos craintes sont réalisées, La bonne tante n'est plus de ce monde, mais l'assurance comme certaine que nous avons de son bonheur dans l'autre, nous console et adoucit notre douleur...

*... La mort de Mine Cannon a vraiment été une mort précieuse aux veux de Dieu et édifiante pour ceux qui en ont été les témoins. Sans entrer ici dans les détails qui, je pense, vous seront donnés plus tard, je me contenterai de vous dire que depuis le premier instant où elle a ressenti les atteintes de sa maladie jusqu'au moment de sa mort, ses veux, ses lèvres et son cœur ont été comme collés à son crucifix. Pouvant à peine se faire entendre à cause de la paralysie qui lui était tombée sur la langue, elle exprimait par ses actions ce qu'elle ne pouvait dire par ses paroles, et remplissait tout le monde d'admiration par la foi si vive et si pleine de confiance qu'elle témoignait en Jésus- Christ crucifié.

* Elle à reçu à temps tous les sacrements de l'Eglise, arrangé toutes ses affaires temporelles et conservé jusqu'au dernier instant une con-

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