‹ Mémoires de Fauvel. Volume 2Chapitre 13 sur 32 · II · texte numérisé non relu

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« Mon infortune , me disais-je ! Eh ! ne « dois-je pas plutôt me féliciter que me w plaindre .•* Si l'on n'eût pas exercé envers « moi un acte odieux, Louise m'aurait- « elle avoué son amour ? aurait-elle osé se « l'avouer à elle-même? aurait-elle eu de l'aie mour? Mais que de singularités dans les « événemens de la vie ! Sir Rovers veut me « nuire , et me rend un immense service ; « Divane vient à mon secours , et c'est lui « qui m'enchaîne dans cette prison. S'il ne u fût pas venu , peut-être aurais-je fini par « trouver les moyens de m'évader ; je ne a puis plus les chercher; je ne puis comte promettre Divane , ni sa mère , ni même fi son heau-père ; l'honneur me retient :

« attendons qu'il plaise au ciel de changer « ma destinée. »

Je revis Divane la nuit suivante ; il était triste , consterné. « O ciel ! m'écriai-je , « quelque malheur serait-il arrivé à M. Duce marsy, à sa famille... ?» et je n'osai encore prononcer le nom de Louise. « Non , « non, me dit-il; il n'y a rien de fâcheux « pour eux ; ils se portent à merveille : eh !

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