‹ Mémoires de Fléchier sur les Grands-Jours d'Auvergne en 1665 (volume 2)Chapitre 16 sur 98 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

lanthropie , il n'étale rien. Lorsque, dans son' récit, il en a assez de ces détails sur la question, la torture, et sur les façons de procéder de la justice d'alors, il nous dira sans transition aucune, et simplement pour varier : « C'est une chose agréable que la conversation ; mais il faut un peu de promenade au bout , et je ne trouve rien de plus doux que de prendre un peu Tair de la campagne après avoir passé quelques heures d'entretien dans la chambre. Nous montâmes donc en carrosse avec quelques dames.... » Dans son mélange d'historiettes (et il appelle quelquefois ainsi d'affreuses histoires) il a soin d'en introduh*e de temps en temps d'agréables, et qui diversifient les impressions. Parmi les plus jolies , il faut compter l'idylle de la belle Ëtiennette et de son amoureux , tous deux pareils à Daphnis et Chloê , et la malice du sorcier qui leur joua , pendant leur première semaine de noces , un si vilain tour. Ceux qui , à la lecture , se sont effarouchés de cette espièglerie si gentiment racontée, et de quelques autres traits du même genre , ou de quelques mots francs et vifs à la rencontre , ignorent donc comment on causait alors dans la meilleure compagnie, et je dirai même, quand on s'y sent bien à l'aise et chez soi , comment on y cause aujourd'hui encore. Les jours de grande exécution , Fléchier aimerait à sortir de la ville et à se tenu* à l'écart , par un sentiment d'humanité , qui se confond chez lui avec la bienséance. Après

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