De juin 164a, art. 14 et
2. Dongois résume ainsi ce jugement (Journal, fol. 185) : « Le baron de Blot fut atteint et convaincu du crime de lèse-majesté , d'avoir contrevenu m édita et déclarations des dueh ; pour réparation il fut déclaré déchu da privilège de noblesse , condamné d'être pendu et étranglé , et en quatre BiOe livres pariais d'amende; que ses maisons et châteaux seroient rasés, kl fines coniblés , les bois servant d'ornement coupés à trois pieds de hauttv, ses armoiries brisées et noircies par Texécuteur après les cinq années de la contumace expirées; et il fut ordonné que le procès seroit fait à U mémoire de Péguillon , contre lequel il s'étoit battu. » Le nom de I^cgoilloo ekt le même que celui de Puy-Guilliaume ou Puy-Guilhem.
grands exemples de sévérité et n'espérant point ni de grâce ni d'impunité dans une justice si exacte, il présenta requête pour être renvoyé au parlement de Paris, où son affaire étoit pendante , et où il devoit être jugé en vertu d'un arrêt du conseil. Mais M. Talon, qui ne veut point laisser échapper sa proie, s'y opposa fortement; représenta que les Grands- Jours étoient établis pour punir tous les criminels qu'ils trouvoient dans toute l'étendue de leur ressort ; que la cour qui étoit à Clermont et le parlement de Paris n'étoient pas deux choses différentes, et conclut à retenir son procès. Ses conclusions furent suivies. L'autre fut une requête que présentoit une fenmie pour être séparée de son mari. EUe prétextoit des violences et des injures considérables; qu'elle avoit été menacée, qu'elle avoit été maltraitée chez elle, et qu'elle avoit encore plus à craindre qu'elle n'avoit eu à souffrir. Mais la cause secrète de ce mauvais ménage étoit l'attachement qu'elle avoit avec M. l'ofBcialde , qui la recevoit
tous les jours chez lui , et lui auroit volontiers donné des lettres de séparation et de dispense de fidélité conjugale. Le malheur pour lui étoit que la mère et tous les parents de la demoiselle s'opposoient à sa prétention ; ce qui obligea les juges de la remettre entre les mains de son mari, qui veut l'avoir auprès de lui , pour l'exhorter à bien vivre et pour la tirer de la juridiction de l'ofïicialité.
Le 15 S l'affaire de Mme de Yieuxpont fut expédiée. On s'étonna un peu moins de son crime , quand on sut que c'étoit une dame de Normandie ; et le naturel de la nation fît excuser en quelque façon le peu de sincérité de la personne. Cette dame ayant eu quelque sujet de se plaindre du procureur du roi d'Évreux •, conçut une telle animosité contre lui , qu'elle résolut de le perdre à quelque prix que ce fût. Comme c'étoit un homme à qui Ton n'avoit peut-être aucun reproche à faire avec justice , elle résolut de lui susciter de