‹ Mémoires de Fleury de la Comédie françaiseChapitre 139 sur 232 · AVIS AU PEUPLE · texte numérisé non relu

AVIS AU PEUPLE

« Le sieur Dobrême, ancien chirurgi^'n herniaire deshô- «pitaux, prévient le public qu'il continue de fabriquer des «bandages élastiques pour la commodité des... »

Non jamais colère n'égala celle de celte foule mystifiée ! De Labussière avait à peine dit les quelques mots de la singulière harangue, que le cercle s'était refermé sur lui et l'avait englouti ; mais fidèle à un système d'évolutions qui lui réussit cent fois , il s'était insinué déjà dans les jambes des assaillans , et pendant que les mains s'entrelaçaient, plongeaient, et ramenaient à la surface des pans d'habits de couleurs diverses, le coupable glissait comme un serpent sous l'herbe et fuyait au loin.

Cependant, sans Pigault-Lebrun, il allait être aperçu. Le romancier se trouvait là par hasard ; le danger était imminent. Il se mit à crier à ces hommes en colère : — Je le vois! jo le vois! Tenez, là-bas , à droite! il file sous les arcades ! — On se dirigea à droite , et de Labussière , qui courait à gauche, fut sauvé.

Envoyant de Labussière, on comprenait parfaitement les faits extravagans que le public lui attribuait. Celait une de ces physionomies à part sur laquelle les actions de la vie semblent prendre leurs formes plutôt qu'elles n'obéissent à elles; ces gens-là n'ont point une étoile particu^

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