‹ Mémoires de Fleury de la Comédie françaiseChapitre 32 sur 232 · CHAPITRE lïï · texte numérisé non relu

CHAPITRE lïï

«pëtence naturelle ; ils sont si peu appcle's à cle'cider si un •» ouvrage , légalement repre'scnté, est ou n'c t pas incen- »ciiaire; rimporlance qu'ils donnaient, dit-on (1) , à la «demande et au refus e'tait si extraordinaire et si impoli- » tique ; enfin ils m'avaient si précisément dit à moi-même

• qu'ils ne voulaient céder qu'au vœu prononcé du public, «que j'ai dû répandre leur réponse. Le vœu a été prononcé »et mal accueilli, à ce qu'on assure; le public a voulu être

• obéi ; cela est assez simple là où il paie , et je ne sais pas «de quoi l'on s'est étormé. Que maintenant on cherche à «rendre, vous ou d'autres, responsables d'un événement si «naturel ; c'est un petit reste de rancune enfantine, auquel »à votre tour vous auriez tort, je crois, de donner de l'im- «portance. Toujours est-il que voilà la vérité que je signe «volontiers , ainsi que l'assurance des sentimens avec les- » quels, etc.

» Signé Mirabeau aîné. «

Voilà Talma bien justifié , bien blanchi , tout s'apaisait , quand une malheureuse phrase du journal intitulé : les

RÉVOLUTIONS DE FRANCE ET DE BRABANT , aCCUSaUt UOtrC

camarade Naudet de gêner la liberté du théâtre et de frapper sur MM. Taima , Chénier et autres, va réveiller la colère de cet auteur; il publie une lettre , une fort longue lettre, dans laquelle il parle d'outrages, de libelle, de lettres anonymes , ce qui ne nous concernait pas du tout , et ce qui ne pouvait concerner Naudet, garçon loyal et allant de franc jeu, qui n'écrivait jamais rien sans signer ; il parle de calomnies auxquelles il n'opposera que sa conduite et ses ouvrages, ce qui est fort bien fait à lui et la méthode d'un honnête homme, mais ce qui pour la deuxième fois ne va pas à notre fait ; et enfin il assure qu'il s'est vu contraint de porter des pistolets pour sa déf(M)se personnelle, ce qui est encore très-prudent et ce que nous ferions comme

(I) Même remarque.

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