TOME II
lui si, ainsi qu'il le déclare, nous étions menacés de coupejarrets ; mais en quoi la Coinédie-Françnisc était-elle làdedans pour quelque chose?
Et voilà cette lettre qui en provoque une autre deTalmn, toujours à propos de cette même malheureuse ])hrase des
DÉVOLUTIONS DE FRANCE ET DE BRADANT ; mais Cette fois
notre camarade a le tort de rappeler une alfaire vieille de six mo;set (jui devait être d'autant plus mise dans l'oubli que tout s'était terminé à la manière des honnêtes ger)s.
C'était ;igir imprudemment ; mais Talma , bon par luimême autant qu il était faible de caractère , recevait le pli qu'on voulait lui doiuier. J'ai vu (juatre ou cinq de ces hommes remarquables, qu'on pourrait appeler des emuiaji;asiueurs d'émotions ; nul d'eux n'était dou(' d'une volonté à lui. Tout à leur travail de recherches , ils y absorbaient les forces de leur nature sans en mettre rien en réserve pour l'usage ordinaire. Le réveil des grandes facultés de i'ame est presque toujours le ï;ommeil du caractère, et sous ce rapport , Talma était uu grand dormeur; mais on se chargeait de le diriger dans son demi-sommeil. Sa bonne étoile ne l'avait jias encore guidé de ses clartés vers l'intéressante fille de Vanhove. Il venait de contr;icterce premier mariage qui le mit d'abord dans une belle situation de richesse: trop belle, car à ses amis dévoués se mêlèrent les courtisans (le sa fortune; il tenait lable ouverte, on chantait ses louanges. Ceux (jui peuvent se ])réserver des envieux ne se jjréservent pas si l'acilcment des flatteurs: son faible était l'amour de la réputation , ou le poussa à faire du bruit; le bruit a besoin d'échos , et pour chaque parasite c'était perpétuer uu couvert ; car il n'est pas uu de ceux à qui on donne le droit de salir sa nappe, qui ne se dise fondé de pouvoir de la renommée : la renonnuée! Talma en rafolail, etcertesil était louable de la chercher; mais il ne devait pas publier sa lettre.
Ou porta cette malheureuse missive eu assemblée générale. Pour moi, je n'en eus connaissance que quelques