‹ Mémoires de Fleury de la Comédie-Française (volume 2)Chapitre 192 sur 275 · CHAPITRE XXV11I · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV11I

de M. de Beaumont qui paraissait content et écoutait avec avidité une espèce de refrain bien extraordinaire : « La caille! disait M. de Richelieu, la caille! très-bien! vous l'aurez, la caille! «

On pensa que M. le maréchal, en échange des truites qu'il avait mangées, devait envoyer du gibier; c'était bien de cela qu'il s'agissait vraiment!

Ce monseigneur si rigide , qui excommuniait les gens de théâtre, qui cabalait contre nos auteurs, qui refusait le mariage aux comédiens s'ils ne renonçaient à leur état, qui exigeait pour leur accorder la sépulture qu'ils lissent amende honorable de leur profession, cet homme pieux qui voulut faire enfermer Guimard pour avoir fait jouer chez elle, la Vérité dans le vin , le jour de la Vierge , comme s'il y avaitquelque chose de commun entre la Vierge et Guimard , ce prêtre dévot , ce lévite intolérant qui était toujours eu convulsion quand il parlait de l'anathème prononcé contre les histrions , savez-vous ce qu'il demandait à M. le maréchal?

Je le donnerais en cent, je le donnerais en mille, on ne devinerait pas.

Mt* Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, demandait à son ami un ordre de réception pour la comédie

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