XX. DÉTENTION DE CHAMPAGNE Y A GAND
Le mag-istrat de Bruxelles , faisant droit à cette demande, s'empressa de livrer aux envoyés gantois Champagney et le bourgmestre de Renaix. De Glymes et Wellemans, rendus à la liberté peu de jours après, ne furent l'objet d'aucune poursuite, pas plus que les autres catholiques. Cette circonstance, jointe à l'arrivée, à point nommé, des Gantois, démontra que le coup était monté contre Champagney : il importait de débarrasser le parti du prince d'Orange d'un adversaire remuant et dangereux. Si on l'eût gardé à Bruxelles, le large Conseil et les nations, « qui vouloient moins d'innovations religieuses et « plus d'opérations militaires' » auraient pu réclamer son élargissement; tandis qu'en le confiant à la garde de Ryhove et d'Hembyse, chefs de la faction démagogique et protestante, on était sûr de le mettre, pour longtemps, dans l'impossibilité d'agir \