‹ Mémoires de Frédéric Perrenot, sieur de Champagney, 1573-1590; avec notice et annotationsChapitre 28 sur 37 · Qu'ils jurent réciprocquement les uns aux au · texte numérisé non relu

Qu'ils jurent réciprocquement les uns aux au

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très, et les autre^^ aux autres, tant lesdits seigneurs des conseils de Sa Majesté pour eux, et au nom des autres seigneurs des mesmes conseils, et de tous les maistres de camp, capitaines, officiers et soldats de Sa Majesté présents et absents, d'une part; comme lesdits seigneurs coronnels conte d'Everstain,et Cornélius Vaiî Eynden, leurs capitaines, officiers, et soldats de leurs régiments, présents et absents, d'autre ; qu'ils seront amis en tout ce que sera du service de Sa Majesté , de telle sorte, que ceux de ladite citadelle et consorts seront ennemis de ceux qui le seront desdits seigneurs coronnels Conte et Cornélius et de leurs officiers et soldats ; et lesdits seigneurs Conte et Cornélius, leurs officiers et soldats seront ennemis de ceux qui le seront desdits seigneurs des conseils de Sa Majesté, de leurs soldats, et de ladite citadelle ; et se deffendront les uns les autres , et les autres les autres , de qui que se soit qui les veuille fascher ou endommager; et que ils tiendront bonne et commutuelle correspondence, en tout ce que sera du service de Sa Majesté.

2. Que lesdits seigneurs coronnels Conte et Cornélius s'obligent à désarmer les bourgeois de ladite ville, et faire porter en ladite citadelle, et mettre en icelle toutes les armes, afin que on les garde illecques, et se restituent à ceux qu'elles appartiendront en temps convenant, pour plus grande seurté et pacification de ladite ville, afin que les bourgeois d'icelle puissent traitter leurs affaires et offices comme mieus leur convient, et que lesdits seigneurs, officiers et soldats, chacqu un pour ce que luy touche, puissent vacquer et vacquent

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miens au service de Sa Majesté; et lesdits seigneurs du conseil s'obligent à faire la susdite restitution.

3. Que lesdits seigneurs coronnels conte d'Everstain et Cornélius Van Eynden , ni aucun d'eux ne mettront, ni consentiront que il entre en ladite ville d'Anvers, par mer ni par terre, aucunes gens de guerre, à pied ni à cheval, outre celles qiie ils y ont à présent, soubs lesdites enseignes de leurs régiments, sans le communicquer premier avec lesdits seigneurs des conseils de Sa Majesté, qui résident en ladite citadelle, et avec leur volonté et consentement, et lesdits seigneurs aussi n'y en mettront nulles sans le communicquer avec lesdits seigneurs Conte et Cornélius et avec leur volonté et consentement.

4. Que ledit seigneur coronnel Cornélius tiendra avec les soldats de sesdites quatre compaignies la garde de la ville neuve de ladite ville d'Anvers, et le dit sieur Conte avec les siens celle de tout le reste de la mesme ville ; et chacqu'un d'eux fera en ladite garde ce qu'il doit et est obligé au service de Sa Majesté, et ne consentiront entrer en ladite ville aucun des rebelles de Sa Majesté , et si présentement il y en a aucun d'eux, ils les feront prendre estants cogneus.

5. Et que lesdits seigneurs coronnels conte d'Everstain et Cornélius Van Eynden s'obligent et promettent de laisser user librement desdites charges et offices le seigneur chastelain et général Sancho d'Avila et l'assisteront en tout ce que leur concerne, comme ledit chastelain et général fera avec eux en ce qui touche h leurs offices.

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Tout ce que dessus se doit accomplir et exécuter par lesdites parties et chacqu'une d'icelles en ce que touche à chacqu'un , sans contradiction aucune, ni luy donner autre entendement, jusques à tant qu'il soit ordonné par Sa Majesté autre chose, nonobstant que les seigneurs qui en Bruxelles se nomment conseil d'Estat de Sa Majesté, les Estats généraux, ni ceux de Brabant, ni aucun d'eux leur ayent ordonné ou ordonnent autre chose au contraire de ce que dessus. Ce qu'ils ont juré et promis chacqu'une desdites parties es mains desdits seigneurs coronnels baron de Polweiller et Charle Foucre, en ladite ville et citadelle d'Anvers, le vingt neuviesme jour du mois d'octobre l'an xV' lxxvi. Et lesdites parties jointement avec lesdits seigneurs coronnels interventeurs l'ont signé de leurs noms. Et s'est donné à chacqu'une desdites parties un escrit de ce teneur.

Nicolas baron de Pclviller. — Carlos Fu- CAB. — Otto G. Zu Eberstkin. — Cornélius Von Endt. — Geb™" de Roda. — J. IsuNÇA. — Alesandro Gonsaga. — Sancho d'à VIL A. — Francisco Verdugo.

L'instruction qui fut donnée par les Estats généraux estants à Bruxelles à ceux qui de leur part allèrent requérir monseigneur le prince d'Oranges de tenir à leur assemblée, l'an 1577.

Instruction pour messires Jehan Vander Linden, abbé de Sainte-Gertrude ' ; Frédéricq Perrenot, che-

' M. Gachard donne des renseignements très-intéressants sur

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valier, baron de Renaix, seigneur de Cliampaig-ney, coronnel d'un régiment d'infanterie wallonne; Elhertus Leoning', docteur et professeur es droits, et radvocatLiesfvelt% etc., vers monseigneur le prince d'Oranges.

1. Ils partiront en toute diligence pour aller trouver mondit seigneur le Prince , auquel ils déclaireront de la part des Estats généraux, assemblez à Bruxelles, que pour autant qu'il convient du tout procurer entre les provinces de par deçà toute asseurance réciprocque, affin que par main commune, suivant la pacification de Gand, tous ensemble puissent entendre à leur conservation et propulsation de toutes injures, dommages et inconvénients, s'assistans de tous moyens et bon conseil ; iceux Estats généraux assemblez à Bruxelles, sçachans de quelle efiicace et utilité sera sa présence, pour sa singulière prudence, expérience et amour qu'il porte au bien et repos desdits pays, ont avisé convenir du tout, de faire supplier monseigneur le prince d'Oranges qu'il luy pleut se transporter incontinent en

ce personnage dans la Correspondance de Guillaume le Taciturne, IV, 157. Voir aussi Groen van Prinsterer, V, 445.

' Elbertus Leoninus , professeur de droit à l'université de Louvain, fut employé par Requescns à des négociations avec le prince d'Orange; il embrassa ensuite le parti des États généraux, fut nommé du conseil d'État en 1578 , puis chancelier de Gueldrc. Il est mort en 1598 à un âge avancé. Correspondance de Guillaume le Taciturne, III, 373, IV, 339. — Correspondance de Philippe II, II, 45, 111, 581, 583, 590 et suiv. — Documents historiques inédits, II, 455.

2 Liesfeld , partisan zélé du prince d'Orange , devint conseiller au conseil de Brabant et depuis chancelier de Brabant. M. Groen van Prinsterer, V, 400. — Histoire de Bruxelles, I, 445, 525, 563.

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ladite ville de Bruxelles, afBn qu'ils puissent aviser avec Son Excellence, comme estant du conseil d'Estat, sur toutes lesdites occurences et besoingnes desdits pays.

2. Mais comme la principale calomnie dont les adversaires desdits pays chargent par tout lesdits Estats, et généralement toutes les provinces et plusieurs personnes principales, et autres en particulier, taschants de les rendre les plus odieux qu'ils peuvent vers le Roy, et tous autres potentats et subjects de Sadite Majesté, disants que tout ce que jusques ici a esté fait, capitulé et procuré, ne tend que à changement de prince et de religion, à l'instigation dudit seigneur Prince ; lesdits Estats, pour rendre évidentes leurs fictions, désireroyent fort, et prient bien instamment que monseigneur le Prince voulut faire quelque démonstration contraire, par laquelle il vint estre plus que manifeste à tous, voires encores à ceux qui hors de Hollande et Seelande restent es Pays-Bas, avec scrupule et doubte, laquelle les malins taschent d'augmenter, que Son Excellence avec ceux de Hollande et Seelande n'ont autre intention que d'observer ce qu'ils ont promis par la pacification de Gand.

3. A cest etfect, pour serrer la bouche à tous et confondre les mensonges, par un exemple qui n auroit besoing d'autre preuve; les Estats voudroyent bien, jà que monseigneur le Prince permette l'exercice de la religion catholicque romaine, suivant la pacification de Gand , aux lieus qui luy sont esté remis entre mains; qu'il se voulut aussi contenter de permettre ledit exercice au surp\us de

Hollande et Seelande à ceux qui le pourroyent requérir.

4. Promettant aussi de nouveau, par acte autenticque, que luy et ceux de Hollande et Seelande ne souffriront que aucunement celluy-là soit impugné ou autre exercice procuré aux autres provinces des Pays-Bas, suivant ladite pacification, ains assisteront pour l'effect contraire.

5. De ces points les Estats requièrent Son Excellence autant instamment qu'ils peuvent, afEn que tant plus commodément par après ils jouissent de sa présence, désirant luy faire tout honneur et user de tout respect en son endroit, d'une franche et bonne affection, et telle que mérite celle dont Sadite Excellence a usé pour délivrer d'oppression ces pauvres pays, et pour celle-là espèrent lesdits Estats que Sadite Excellence considérera et leur accordera ce que dessus.

6. D'autre part veu que importe tant la délivrance de Bolducq, et que celle ville soit préservée de tout inconvénient, les Estats désirent (néantmoins qu'ils entendent que Ion procède tousjours à ce que sera requis pour la force, si les Allemands qui sont en celle ville s'opiniastrent), qu'on essaye encores toutes les meilleures voyes d'appointement. Pourtant estant advertis que la garnison illeeques fait difficulté de traitter avec les gens de monsieur le Prince, ils ont envoyé le sieur de Champaigney pour de leur part procéder à communication, par l'avis de Son Excellence. N'entendants néantmoins de déroguer à la charge qu'ils ont donné à monsieur le conte de Hohenloo, s'il faut

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passer outre, par voye de hostilité. Le mesme désireroyeiit-ils estre fait de Breda'.

7. Et pour faciliter davantage l'exécution de ce que dessus, et induire les garnisons Allemandes k sortir, les susnommez porteront avec eux la lettre de Son Alteze' du cincquiesme de ce mois, de laquelle ils useront selon qu'ils trouveront devoir estre à propos.

Fait à Bruxelles, le vj" de septembre 1577. Par ordonnance et charge expresse desdits Estats.

Soubsigné :

Cornélius Weellemans.

La responce que monseigneur U prince d'Oranges donna par escrit sur ce que luy atoit esté proposé par les dépitiez des Estats, l'an 1577.

1 . Monseigneur le prince d'Orange.^ ayant ouy et bien entendu la proposition faite par messieurs les députez des Estats généraux, assemblez à Bruxelles, la quelle suivant sa réquisition luy a esté aussi baillée par escrit, respond ce que s'en suit.

2. Premièrement il rend grâces à Dieu, et loue grandement mesdits seigneurs les Estats de ce qu'ils

' Bréda capitula vers la fin du mois de septembre 1577. Van Meteren, f" 138. — M. Cuypers de Velthoven, notice citée. * Don Juan d'Autriche.

ont. pris une ferme et unanime résolution de procurer entre les provinces de par deçà toute mutuelle asseurance , affin que par main commune, (suivant la pacification de Gand), tous ensemble puissent entendre à leur conservation.

3. Espérant que le mesme Dieu qui les a inspiré à ceste union et accord très-salutaire, bénira tellement leur sainte et louable intention qu'elle réussira au bien général du pays et d'un cliacqu'un en particulier, et au restablissement de l'ancienne fleur et prospérité de nostre affligée patrie.

4. D'autre costé mondit seigneur Prince ne les sçauroit assez affectueusement remercier de la bonne opinion qu'il leur plaist avoir de luy, et singulièrement de la sincère et entière confiance qu'ils monstrent avoir de son affection, amour et bonne volonté, envers eux et envers le bien et repos général desdits pays.

5. En quoy ils se peuvent asseurer que d'une part, ores qu'il ne recognoisse en soy la suffisance et les vertus telles qu'il leur plait luy attribuer, toutesfois tout ce qu'il peut avoir non seulement d'expérience ou d'avis et conseil, mais aussi tous les moyens, voires jusques à la vie et le sang, il l'employera et l'exposera très-volontiers pour le bien de la patrie et pour le service de mesdits seigneurs les Estats.

6. Et d'autre il ne faudra' à correspondre de tout son pouvoir à ceste confiance qu'ils ont en luy, monstrant par les effects qu'en ce point ils ne se sont aucunement trompez ni abusez.

• Il ne manquera.

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7. Et quant à se transporter incontinent à la ville de Bruxelles, ores que ledit seigneur Prince n'auroit rien si cher que de les obéir en ceci, mesmes pour le désir qu'il a de reveoir sa cliôre patrie, et jouir de la bonne compaignie de ses meilleurs amis et frères au bien', où dès sa jeunesse il a esté nourri.

8. Si est se qu'il les prie bien affectueusement qu'ils veuilleut considérer que pour la charge qu'il a des pays de Hollande et Seelande, et pour l'estroite et réciproque obligation avec les Estats d'iceux pays, grandement accreue du temps des troubles et guerres passées par la fidèle affection, qu'ils se sont réciproquement monstrez en leurs plus grandes nécessitez, les uns aux autres, il n'a oncques rien fait ni entreprins du passé qui fût d'importance sans le communicquer préallablement aux dits Estats desdits pays de Hollande et Seelande. Et pourtant les prie aussi maintenant, mesmes d'autant qu'iceux Estats se doibvent présentement assembler en la ville de Gand, qu'ils soyent contents et treuvent bon que ledit seigneur Prince entende sur ceci pareillement leur bon avis et aggréation , aifin que tant plus commodément et franchement et sans aucun scrupule , il se puisse du tout employer au service général de la patrie.

9. Au reste comme pour éviter toutes calomnies et mesdisauces des malveuillans, mesdits seigneurs les Estats désirent que ledit seigneur Prince face quelque démonstration contraire aux accusations d'iceux, afin que à un chacqu'un soit notoire que luy et ceux de Hollande et Seelande désirent entièrement

' Au lieu ?

214 MÉMOIRES [ISTïj

observer ce qu'ils ont promis par la paciHcation de Gaiid, et que à cest efïect il veuille permettre l'exercice de la religion catliolicque romaine, èsdits pays de Hollande et Seelande, à ceux qui le pourront réquérir, ledit seigneur Prince les prie bien affectueusement et fort instamment qu'ils ne veuillent autrement croire, sinon qu'il désire entièrement observer et maintenir ladite pacification de Gand, et ne souffrira qu'elle soit, de son costé, enfrainte ou violée, en façon que ce puisse estre.

10. Mais comme le point de permettre ledit exercice es pays de Hollande et Seelande touche principalement les Estats d'iceux pays, lesquels à ladite pacification de Gand ont contracté qu'en ceci il n'y auroit nulle innovation, au moins jusques à l'assemblée générale des Estats, ledit seigneur Prince les prie considérer qu'il ne peut et ne doit, sans l'avis consentement et volonté desdits Estats de Hollande et Seelande, permettre aucune innovation, craignant que si par aventure, il en arrivoit quelque tumulte ou altération entre le peuple, la coulpe ne fut attribuée audit seigneur Prince.

11. Et quant à promettre, par acte autenticque, que luy et ceux de Hollande et Seelande ne souffriront que l'exercice de la religion catholicque soit aucunement empêché, ou autre exercice procuréaux autres provinces des Pays-Bas;

12. Ledit seigneur Prince est content de promettre et promet par ceste, tant pour luy que pour lesdits de Hollande et Seelande que, suivant laditepacificationdeGand, ils ne souffriront qu'aucun attentat soit fait contre le repos et paix publicque, et signam-

(1577 1 DB CUAMPAGNET. 215

ment contre la religion catholicque romaine et l'exercice d'icelle.

13. Et comme iceluy seigneur Prince n'entend d'usurper aucune supériorité par dessus messeigneurs les Estats généraux, assemblez à Bruxelles, ains seulement de les servir et aider à la direction des affaires, tant que en luy sera, et tant que eux mesmes le voudront employer, il est aussi content de promettre, comme il promet, par ceste, que de sa part il laissera l'autorité de mettre l'ordre convenable en ce point, selon ladite pacification, à leur libre volonté et arbitre, sans en aucune façon les troubler, ni empescher, ni souffrir qu'ils y soyent troublez, ni empeschez; et aider cbastier tous ceux qui voudroyent, par actes scandaleux ou attentats publicqs, en quelque façon que se fut, perturber ou troubler le commun repos et tranquillité .

14. Au reste, s'employer en tout ce que l'on trouvera estre pour leur service et pour le bien de la patrie, avec asseurance qu'ils le trouveront aussi fidèle patriote, amy et serviteur, qu'ils puissent avoir.

{Soubsigné) Guillaume de Nassau.

La reqnesle présentée au nom du conte de Lallaing et du baron de Renaix, sieur de Cliam'paigney , à monseigtieur l'archiduc Matthias d'Austrice pour faire examiner ceux par lesquels le seigneur don Juan d'Austrice^ dit en ses escrits ' luy avoir esté rapporté çue lesdits deux seigneurs avoyent conspiré contre sa personne.

A Son Alteze,

Monseigneur, ayant respondu le seigneur don Juan sur la justification que les Estats de par deçà ont publié des causes qui les ont meu à prendre les armes, et que ledit seigneur, par son livret, charge entre autres moy le conte de Lallaing et le sieur de Champaigney , en divers lieux , d'avoir conspiré contre sa personne, allégeant, en plusieurs passages, tantost monsieur le duc d'Arschot, tantôt messieurs le marquis d'Havrech , le visconte de Gand, l'abbé de Sainte-Geertrud , et le sieur de Mondoucet. Je, le conte de Lallaing et le sieur de Champaigney supplions très humblement Vostre Alteze que information de cecy soit prinse, et que lesdits seigneurs alléguez audit livre, soyent interroguez bien particulièrement et pertinemment sur tous les articles, où ils sont nommez. Affin que leur déposition entendue et communicquée à nous supplians. Ion puisse avérer, envers tout le monde, l'innocence de moy le conte de Lallaing et du sieur de Champaigney, pour

' Discours véritaôle des choses passées es Pays-Bas de Flandres, depuis la venue du seigneur don Jehan d'Austrice, etc.

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preuver la calomnie que en cecy Ion nous dresse. En quoy Vostre Alteze fera justice.

Philippes de Lallaing. F. Perrenot.

L'appostille donnée par monseigneur l'Archiduc Matthias avec le conseil d'Estat sur la précédente requeste :

Son Alteze a député et députe par cestes, le président du Conseil privé , le conseiller Rhym , et secrétaire Mesdach, à la fin si requise.

Fait en Anvers, le xvi d'apvril 1578.

Par ordonnance de Son Alteze,

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