NOTICE. '''•VII
au Conseil de Luxembourg et commissaire général des monstres, reçut une instruction pour traiter d'abord avec le comte Hannibal d'Altaemps ' . Il s'agissait de congédier une partie de son régiment ; les soldats ayant prétendu n'être cassés que tous ensemble, il leur fut répondu qu'il dépendait du Roi, et par conséquent du Conseil d'État, de les licencier comme il le jugeoit convenable, selon l'usage constamment suivi au temps de l'Empereur et du souverain régnant. Le comte Hannibal se disait sacrifié à la haine et aux intrigues de Cbampagney, qu'il accusait hautement de vouloir livrer Anvers au prince d'Orange, dès que les troîopes fidèles au Roi en seraient sorties \ On finit cependant par payer et faire partir un certain nombre d'enseignes de ce régiment. A en croire Strada , cette mesure fut la cause de la mutinerie, qui éclata bientôt après, parmi les Espagnols occupés au siège de Zierikzée; jaloux de voir d'autres troupes recevoir la solde arriérée, ils crurent, dit-il, être laissés dans l'oubli et le désespoir les poussa à la révolte. Cette allégation est démentie par les documents contemporains'. La vérité est que^ mécontents des clauses de la capi-
' Archives de l'audience, liasse 1,117. Instruction du 18 juin
2 Strada, Uv. VII.
' Discours véritable sur ce qui est advenu touchant l'alborote et esmotion des Espaignols mutinez es îles de Zélande. — Appendice, 335. — Lettres rapportées par M. Groen van Prinsterer, V, 381.