‹ Mémoires de GaratChapitre 138 sur 213 · CHAPITRE TREIZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIEME

Plan de conduite que je me trace du Calvados, de Lyon et de Bordeaux. — De ce que je tentai pour écarter de ces parties de la république les fléaux dont elles étaient menacées.— Récompense de mes actions et de mes efforts. — Marat et Garât. — Entretiens avec Legendre, Carrier, Danton. — Dîner à la mairie.

Rempli de douleur et de funestes pressentiments, au sortir de la Convention j'errais avec mon neveu sous les arbres des Tuileries. Je vois passer Legendre et Carrier. Je ne connaissais le premier alors que par quelques grands mouvements de son âme; l'autre, que je connaissais pour un homme privé de toute délicatesse d'idées et de langage, n'avait pas encore épouvanté le monde de ses atrocités. Je cours à eux , et je leur confie toute la situation de

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