CHAPITRE QUINZIÈME
Décret qui me traduit à la barre et me met en état d'arrestation. — Rapport du décret. — Certificat solennel qui m est donné par le président de la Convention nationale. — Saint-Just et Robespierre nommés par le Comité de salut public pour entendre mon mémoire.— Mots de Robespierre. — Passage du mémoire sur le 2 juin. — Douze mille exemplaires de l'ouvrage brûlés. — Tentative auprès de Robespierre pour empêcher la mise en jugement des députés détenus. — Entretien à ce sujet avec Robespierre et Chabot. — Entretien sur le même objet avec Danton.
Je comparaissais devant une Assemblée composée de restes des membres du côté droit, qui croyaient avoir à me reprocher en partie leur défaite , leur humiliation et leur oppression ; et de la Montagne , qui me voyait accusé par les chefs qui assuraient et accomplissaient en ce moment son triomphe. Je n'étais l'homme d'aucun parti : il était difficile que dans aucun des deux je trouvasse un seul défenseur. Aussi