‹ Mémoires de GaratChapitre 177 sur 213 · CHAPITRE DIX-SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIEME

De ma démission de ministre de rintérieur. — A combien de dangers elle m'exposait. — Des persécutions que j'ai souffertes. — De la mort qui m'était réservée. -- Des consolations uniques que j'ai pu trouver. — D'un philanthrope anglais qui me doit la vie et qui, sans le vouloir, a failli me faire traiter comme un conspirateur. — Indulgence dont j'ai été menacé et qui serait une iniquité ; qu'il y a des hommes qu'il faut honorer ou persécuter.

Toutes mes espérances pour une réconciliation générale étaient perdues avant Tacceptation de l'acte constitutionnel, marquée pour l'époque d'un renouvellement des choses et des hommes. Dans cette même journée où l'on n'aurait dû exposer aux regards que des emblèmes de paix et d'amour, où l'on n'aurait dû faire flotter dans les airs que des signes qui auraient exprimé et appelé une justice et une charité

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