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CHAPITRE QUATRIÈME

1er les circonstances générales communes à ces quatre époques à la fois , et qui ont été les causes de tous les événements.

Presque tous les peuples de la terre se sont représenté un temple des destinées, et dans ce temple des dieux bons ou méchants , qui disputent et combattent entre eux pour savoir qui fera les décrets sur le sort des humains. L'allégorie est frappante et trouve partout des applications. La Convention nationale, dès ses premières séances , fut divisée en deux partis ou en deux côtés.

Un tableau des causes de ces divisions , de leurs progrès , de leurs éclats , répandrait ici une lumière qui , après avoir éclairé ma conduite, porterait plus loin sa réverbération ; mais je l'i^fface, après l'avoir tracé : je le réserve pour le moment où je me présenterai peut-être devant le tribunal des siècles , plus encore en juge qu'en accusé.

Je dois me borner ici aux résultats.

Au bout de deux ou trois mois, mais surtout après le jugement et le châtiment du dernier roi, les débats de la Convention n'étaient plus des discussions sur les principes : c'étaient des querelles sur les personnes. î)e proche en pro-

che, les soupçons et les haines gagnant toutes

les âmes et tous les esprits , nul ne resta entiè

rement impartial pour se rendre médiateur; nul

n'eut cette force de la modération et de la neu

tralité, la plus rare de toutes, parce que les

passions ont pris le parti de la déshonorer et

de la mépriser sous le nom de faiblesse. C'était

un côté tout entier qui combattait contre l'autre

côté tout entier. On eût dit que c'étaient deux

assemblées dressant tous les jours devant la

république chacune un acte d'accusation contre

l'autre ; eh ! quels faits étaient énoncés de part

et d'autre dans ces actes d'accusation !

Le côté droit disait au côté gauche :

« Les législateurs d'une grande république

« doivent être pleins de respect et d'amour pour

<( l'humanité , et ce n'est pas à vous , couverts

(( de tout le sang versé dans les 2 et 3 septem-

(( bre, qu'il appartient de donner des lois à la

(( France. Les législateurs d'un empire que les

(( richesses de son sol , le génie de ses habi-

« tants et le commerce de l'univers appellent

(( aux biens et aux prospérités de tous les gen-

(( res, doivent regarder la propriété comme une

(( des bases les plus sacrées de tout l'ordre so-

(( cial ; et la mission donnée aux législateurs

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