CHAPITRE SEPTIÈME
supprimer, le premier j'ai invité la Convention à diriger elle-même, par ses comités, toutes les forces de Paris et toute l'exécution des lois de la république.
Cette proposition, contre laquelle s'élevèrent alors tous les préjugés sous le nom de principes, je la fis avant le mois de février. Je la reproduisis plusieurs fois devant le comité de défense générale. Alors la majorité de la Convention était bonne, et ses décrets étaient dictés par la sagesse. Cette même majorité qui faisait de bonnes lois aurait donc composé de bons comités de gouvernement ; la force aurait été retirée à la Commune , toutes les destinées et de la Convention et de la république auraient dépendu de la majorité de la Convention; et ses malheurs et les nôtres ne sont pas venus de ce que sa majorité a exercé la puissance sans bornes que je voulais qu'on lui donnât, ils sont venus de ce que, la Convention ou la majorité, ce qui est la même chose, n'ayant pas pris alors cette puissance, elle l'a laissé prendre à une minorité qui l'a exercée d'abord par la Commune, ensuite par elle-mê me, ensuite par une demi-douzaine de membres des comités qui opprimaient tout , et
qui ne voulaient pas s'appeler comités de gouvernement.
Telles étaient mes opinions, tels étaient mes sentiments, mes vœux, monlangage. Ilestpossibleque je me sois trompé sur tout; j'observerai cependant que j'étais sans passions, sans intérêt personnel, et que mes yeux étaient continuellement fixés sur le jeu des intérêts, des passions et des événements.
Voilà ce que j'ai pensé , voici ce que j'ai fait.