IM
0^ tenir pour serviteur de Teniperenr , ayant pieçt donné ânes de notables preuves i Sa Majesté de TaCRdction qu il avoil à la prospérité de ses affaires.
Que les nouvelles levées de fimterie et cavalerie qui se dressoient en ▲llemaig[ne , alloient si lascliement par fiiuie de deniers, qu'il n^avoit de long temps que craindre pour ce regard , mesme pour autant que Sa Majesté ne laissoit cependant de diligemment assembler nouvelles forces , deniers et provisicms d'artillerie et de munitions de tous costés, pour luy envoyer.
Que les compagnies des sieurs de d*Ampville, d*Aubigny, de La Fayeite, de I^Guische et du Rollé , arriveroient bien-tost en Piedmont, suivies de dix nouvelles compagnies françoises , levées par capitaines choisis.
Aussi que , pour sortir de la tirannie des trésoriers , il esloit sur le poinct de faire un parti avec les mai-chands de Lyon , afin que Tannée de Piedmont fust doresnavant payée de mois en mois ; mais que toutes ces diligences serviroient de peu , si le maresclial ne donnoit ordre A faire monstres si rigoureuses qae les larrons ne fussent cbastiés, les compagnies oompleties, et les deniers revenans bons mis en reserve deux jours après la monstre iiicte , pour en secourir les réparations « Tartillerie et antres affaires de guerre.
Que le retardement des payemens et du renfoit ne luy fissent perdre courage « d'autant que Sa Majesté avoil résolu de retrancher toutes ses despenses pour servir à cestecy, qui eAoit si heureusement et fruaueusement employée.
Et qu'il luy seroit en fin pourveu de poudres, boulets t canonniers et ofliciers. Toutes ces promesses» ores que grandes et belles , firent .comme les montagnes qui n^enfanterem qu une souris ^ car il ne s^en ensuivit aucun eflect.
Revenant à la citadelle de Casai , elle se trouva si forte et si couverte de toutes sortes d'offences , qu'il n'y avoit pas apparence d'en venir à bout en moins de six sepmaines, ores qu*elle fust batue de quinze pièces d'artillerie, canons et coulevrines venues de Tbnrin. Or le marescbal^ qui faîsoit tousjoui*s le compte
de son voisin plus advautagaux que le sin jugeoit que les Impériaux seraient si £ivni blement secourus^ par le duc de Floreac par les Gennois et par les Milannois, qi auroient bien-tost dressé une annie safisa pour le coiUbattre ou pour laj fiûre qfà le siège : en tous lesquels erenemeas i avoit autant ou plus k craindre qu^à espip Gonsideroit aussi qae ceux qui se biMi envelopper en ces partis, toujours doM et hasardeux , ne marcholent jamais ni combat ni au maninlent des affiiires,sj soloement ne si asseurement que celnyï avoit en main dequoy fuyr Tun et emboai Tautre. Il assembla tous les seigneurs ai m seil , et leiur remonstra en quelle agîtili^| estait pour Tincertaineté du succès detlll res , et d'autant plus que Sa Msyestë A dormoit sur certains advertissemens qn estoient donnés d'Italie, de rimpuisnnci l'ennemi an secours de la citadelle; A pour sortir de ces balancemens , il se autre expédient que de se résoudre faire si diligemment un û grand et li fat trancbement de la citadelle d'avec li qu'ils n'en pussent estre chassés par l'ennemi s'advançant à ce secours; qtt ce fiiire il faloit dès maintenant choisir gneurs qui entreprendroient ceste àl0$ avec toute l'armée qui se retrancbenritMi hors à la faveur de la muraille ; et cepe4i^ feroit une course en Piedmont pour r9t^\ tant du pais que de Savoy e , quatre ou ^* hommes , et trois mil François , ve garnisons , avec quelques douze qui s'aprochoient , et qu'il avoit pour remplir les regimens ; et qu*i tre cens chevaux qui estoient Piedmont, il marcheroit tousjours le .
Pau jusqu'à Casai , avec une bonne nance de charrettes pleines de viv munitions , armées de costé et d'à les seigneurs furent d'advis que ce »
estoit recevable en cas de nécessité eii mais qu'il valoit beaucoup mieux appa^ de si près par tranchées et mantelets ^ furieuse batterie contre le ravelin qui t doit vers la ville , qu'on le peust car si tost qu'on seroit logé parmi rabattroicnt beaucoup de leur brave
ji cepemUnt ne perdre temps à importe l'oy coup sur coup pour le renfort , la descharge , de toua protester i Sa é de (out le roal qui eo pourroit adve- Dlaissuot pour tout celu de faire ce ei fort retraochement » loquet Bonui- 'Ampville , Gendriu , Salveson et Curie », eotrepreudroieut de courageusement re coatre reouemi, pour puissant qu'il itre, Cbacutt de son costé mit ta maiu vre , et le mvescbal à oelle de la ! contre le ravelin, qui fut si fort é qu il y eut jour pour y donner
icy noté par incident que le marescbal loit près de Iny une cinquantaine de es qui aveienl esté toms \oleurs , bria laeurtriers , et qui craifooient plus is de la justice *de France que les arconeotts du Piedmont i et quand en il quU ne devoit estre stmi de telles respoadoit tons^ours ; • Je les eneoaune mest^Jbans , pour le salut des Ittea , ear je ne sçaiiroÉS commander ii basardetUL ji cen&^cy qu*ils ne fasr e baissée ce que jie ne voudroî» pas der aux autres. » Et <le f aiet , pour tter à ce raveUn il appela le capitaine ty hamae de mauvaise mine et fort |tfçoa , avec dix de ses comfAffum^ [ itjcoBunanda de prendre troin cens que Bonnivdleur feroit fonmir , et sr dans ce ravelin > et le conqiieranl ier. A quey s'estant préparés , je les 1er de messie gayeté qu'on va aux U hardiesse , la gloire et Tamoiir enifperieur ei bien facteur , qui cause ^'IlensL eOeets » fit que ceu\*<cy don- (nriensemient dedans » et s'obstinert au combai [qu'ils l'empoi^ierent , « y demeuranr mort » et six de ses MIS avec une douzaine de sokints : te fortifia et barricada contre l'ennemi, oreuse executton donna meilleure î du reste. L'artillerie qui estoit deïvelin fut tournée vers l'autre , pour Biesme raison que de cestuy cy.
Il , pendant qu'on le baltolt , que le .a Roche , lieutenant de la compagnie de pied de M. de Yassé ^ c^ai estoit |