LIVRE CINQUIÈME
les Allemans / qu'HoIster avoit s comineiicereiit à se mutiner et à l'jls rendroient eux-mesmes la place à âtions si tolerables qn'estoient cellesfaçon que le gouverneur signa avec «s chefe , Salines , par bravade espao*y ayant voulu intervenir. Le maresyyaot les choses accordées, en récent ireme joye , qui fut sondain contree la crainte du secours. Et de fait, il itineot assembler tons les seigneurs , b il remoostra que , combien que le e la victoire fnst prest à cueillir , que Hns le serpent qui le gardoit nous t bien mordre si on ne le veilloit de a'il les prioit de monter à cheval avec Hir aller si bien loger et barricader ^ que Tennemi , venant au secours , lust enfoncer de pas un des costés , et is,dè8 maintenant conpper les arbres rser tous les chemins , sur lesquels il tenir force sentinelles ; et que tous is , tant colonnels que capitaines et
prinrent resolution de coucher et Hmés les vingt-quatre hernies , pour r à intrépidement repousser Tennemi, ravoit point tant de forces assemblées ■st entreprendre le jeu ; que luy , Aelieu et SaWeson , prendraient garde Ole et à la ciudelle , afin que chose (ne ne peust interrompre Tesperance 186 en laquelle ils vivoient. Ainsi isifiit-iifoict. Bonnivet, d'Ampville Btres seigneurs ayans prins chacun pour la deflendrejusques au dernier
ireschal ordonna les corps de garde le , et deux cens hommes qui allotent e esquadres de me à autre , faisans aille pour contenir le dedans en Si tost que la nuict fut venue , le maommanda à tous les siens de se tenir uy avec leurs armes , ponr exécuter landemens qu'il leur donneroit. Sur enres du soir on commença à voir tout le long de la montagne du at , à sept ou huict cens pas de la à ou'ir plusieurs arquebusades , et 3S secours; mais nul ne fut jamais si e de ven.ir sonder le gué. A ces voix
le mareschal commanda à Salveson d'aller dire à ces seigneurs que ils jettassent dehors cinquante cellades avec quelques arquebusiers , pour descouvrir ce que c'estoit ; il fut ainsi foict , et ne fut trouvé qu'une douzaine d'arquebusiers, lesquels avec un capitaine furent chargés et prins , et confessèrent que le marquis dePescaire estoit àdemy-lieue de là avec sept cens chevaux et deux mil arquebusiers , pour essayer s'il pourroit trouver ouvertive pour jetter gens et farines dans la citadelle.
Geste secousse donnée , on demeura environ deux heures en relasche; mais sur les deux heures après minuict on n'entendit plus que huées , arquebnsades et voix crians au secours. A ceste recharge , que tout retentissoit de voix , de feux , de trompettes , de tabourin et d'arquebusades plus espouvantables la nuict que le jour , le mareschal se trouva , non pas efl^yé , mais si vivement surprins de l'appréhension de la perte de ses labeurs, que parlant à moy je recognus qu'il y avoit de l'équivoque en ce qu'il me commandoit ; lors , feisant semblant de n'avoir pas bien entendu ce qu'il me vonloit dire , je luy respondis : «Monsieur, je crois que j'ay mal entendu vostre commandement; est ce cela ou cela ? » Revenant à luy , et les mains joinctes au ciel , il commença à prier Dieu , et puis me dict : « La crainte et Tesperance me tiennent en telle transe , que je voudrois estre de tous costés et je ne puis ; courez à ces seigneurs, et leurs dictes qu'ils facent faire force feux , force cris , et que chacun deffende ce qui luy a esté baillé en garde , sans permettre qu'aucun sorte des tranchées. » Toute la nuict se passa en ces craintes et en ces algarades. Soudain que le jour commença à poindre , le mareschal monta à cheval , alla visiter l'armée , trouva chacun en bon ordre, les armes au poing et délibérés à bien faire. U loua et renvoya un chacun , leur disant par raillerie : <« Vous avez , mes amis , un advantage sur moy , que parmy vos veilles vous avez estonné nos ennemis , et moy je suis demeuré dans la ville à faire danser nos belles amies. •
Ayant conféré avec les seigneurs, il fut advisé d'aller haster Thorloge d'environ trois
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MÉMOIRES IkE BOïTtN W YILLiRS.
heurea, ii fia qne sur cette aiDorce rennemi ae preparaat à aortir. De aiefliiie spiMe il eaveya &iobelîea vers ceux de dedaiVi pour leur dire que la nnict leuv avoit (aicl recogoûiatre rimpossibililé du secours , ei que , rheure s^adtaoçant , i|a dmioasseai ordre à kar sorlie , sinon que VaniUerie recoflunenr eeroii ses jeux. La responae fin qui*ik s('a|q[>ereef^iîent bien que rhorloge avoit esté advash eée., et neantmoins qu'ils sa treuveroient prestaà Theure convenue. El de Aûel sur deux heures après midy , leur ayani envoyé des charrettes pour emporter leurs begaiges et leurs blessés , ils commencèrent à remuer mesnage ; quoy sceu , bs mareschal ^ estendre partie de rarmée tout le long dea rues par oii ils dévoient passer , et L'autre aussi par le dehors , et en. bataillons que renpemi pourroit voir en sortant.
L'heure venue , les sieurs de Richelieu et Francisque Bernardin les allèrent £aire sortir. X y avoit environ quatre cens lansquenets , aucuns armes à blanc jusques à la partie du milieu ; quatre vingts Blantouana et presçpie autant d'Espagnols qui faiaoîent la queue. Salines , marchant en teste , fit la révérence au mareschal , Iny disant que si toutes ces brodes eussent esté Salines , il n*eiist pas eu sLbon marché de la place;à <pioy il respondit : « Si vous estes si brave que vous vous estimez , prenez le hasard de r'entrer encor de* dans la place , et vous verrez comme je sçay chastier les audacieux.» Le capitaine^Charry, lieutenant de Salveson , fut mis à la garde de la citadelle avec deux cens hommes, et» peu de jours après , le capitaine Bessay , brave gentil-homme et de jugement fort meur et retenu f en eut du roy la capitainerie et le gouimement. Soudain lurent députés gens à reparer les bresches de tous costés et à terreplaner'par tout. Cependant que les seigneurs et Tannée prindrent quelque relaache et repos de tant de veilles et de labeurs par eux diversement endurés, le mareschal voulut reco{][noi8tre quelle estoit^'armée ; il trouva qu'en la conqueste et aux combats de ceste place il avoit perdu environ quatre cens soldats , et force pionniers pour rien comptes en en jeu là.
-^ n depescha , deux joutSl après la prinsOi le
sieur de Monuravel pour eu porter la
dettes au roy , et le lendcmaiu di*aprèe
neral Goyfiier , sur divers afEsijrea pirii
qu'il desiroit esire remonstrés à St 1
pour en rapporter promesse coiew
meame à le chargea de Testât depr dit
qu*on avoit esté contraint bire , teat 4
lificatioa et avictuaittement de Siulje (
ausai à la conqueste de Casai ; tg
chargé de remonstrer que le UMiroschs
pour parvenir à heureuse fin de oiSi^
IBS, ea:^ contraint , les moyena^lpy du
de la part du roy, de a^engagee-ds ^
léft, et mesme de desgarnir les p^sj
Fiedmont de vingt canons, de sixe«
nés., de six mil boulets, de cen(( mjHk
poudre , partie despendus aux batM