partie mis à Yvrée , Masia , Saotîa efCi
Qu'il pleust au. roy diUgenunent «ed
que les poudres et les bouliels soisat is
ces et des cuyvree^mvoyés avec in^
Caire nouvelle fiante d'artillerie k Vfj$i
Qfikil pleust àSa Majesté ordMoec Ip
ment d«i dix-huict mil escen^ pres|îs i
qui avoient dressé Tentrepriuse de Cm
que le capitaine Pontrde Sture, proMi
celle de Verceil et de ceste-cy, ta
compagnie de gens de pied , avec qpm
escns de pension en Tespargne.
Que les mynes de la ciladell^ di^C pouvoîent estre reparées a moins de mil escus et deux autres mil pour la Cm vivres.
Qu'en attendant la volonté de Sa sur celny qui auroit à commander e| délie , le capitaine Charry , lieutenant veson , avoit esté mis dedans ; et qu a pos il suppliast Sa Majesté d'en pou capitaine Bessay , qu elle cognoissi brave et fidèle gentil-homme. Parlen sur le faict des comte de Desane , \ et marquis de Final , à fin que Sa Maj donne pour les uns et pour les aulrea luy plaira.
Que la vertu , la valeur et la dilifl Salveson seroicnt propres à la coo»
gouvernement de Casai , oii il le lair mander en attendant que Sa Majesté mandé sa volonté ; et que , au cas qii*< pour agréable de luy en dpneer bic
lIVf^E CINQUlèHE.
ly salait que Sa Majesté ne sçauroH «itre celle de Verrue à capitaine qui le s( mieux que TUladel Taisué , qui a'es- (sjours fort s«geoieiit <jiepor(é w ton» Iroicu ou il Vavoit eoiplayé.
giut ledict sieur gênerai CayfBer fotev ipeat chargé de ramoAstrer au ray avec 10 de diligence ^\ iialeur Bowùvet et kUle avaient «ervy eu toutes ac^rtea d W ; mesmes aux siégea d'Yvrée, de Masin> «lion de &iatiaetprinse de Casai ; que ^ esumt le loyer et Teaperon de ta il la suppUoit faire du bien et de ar à fioAPivet > qui estait fort mal-aisé afiaires particulières , et audict sieur Dpvilledes denyuistratious du contenteuelle avoit de sa valeur, asseurantSa i que , si Dieu luy dooooit vie , ce segrand capitaine et qu*il ue devroit i de retour \ son père ; sur toutes choses -bambienent supplier Sa M^iesté vou^ inmae heure ^dviser au)t moyens ne*- » poMr sonsieuir et repousser oe grand de« forces qtie lempereur preparoit imeot de toua co^es, et ne pasatteo- B la coignée fuat w pied de Tarbre ; repentir d^ inal qui seroitsuQcedé se* rdif et inutile ; que les conseils , les graoces et las supplieations dévoient er de luy, el de $a M^jes(é la puisles moyens et la bonne fortune ; et te devoit souvenir qu'au demeslement nds aflaires toute petite erreur ou re* eoi apportoîeiu toujours des dommatparables; qi\ Qq , que le hsisard de sa -aceluy, ^yec V^dsîstance de Dieu^ peschera f^'H ne perde ee qu il a cou;» 11$ la favoi>able fortupe de son prince , lit , à ces fins , que la nécessité soit û range Sa M^iesté à cela mesme que OQs ne luy ont çy^^d^vant sceu peir* autrement qu'il ue se faut prometure ite perte et ruyne , autant des ancieie ! des présentes conquestes.
uant deu à tA)ute Tarm^e trois mois , )uveUes du quatriesme , il prevoyoit ture mutinerie; qu'il luy esmit bien de combattre et de hasarder son corps ice de Sa Majesté , mais non pas Tes-
toutesfûta que Mus tes malheurs que ces défauts pourroient apporter ku aeroient attribués, et que pour cesie raison il suppliastSa- Majesté ne irouver mauvais qu'il hiy i^epreseutast oi^vertemept tout ce qui en esioit , et que , dés matetenant commue pour lors , il proteslast , avec la révérence qu'il devoit ^ Sa Majesté , qu'il u'y auroit p^t de sa ooul* pe ) qu tt ne desiroit pas que Sa Majesté èntrast en consideratîott sur ce qui luy pourroit faire perdre et la repumiieD et la vie de luy , mais bien en celle qui regardoit la propre, conservation de son estât, aujourd'huy re-« duict en un dangereux bransle , sauvant 1^ quel tout ce qui le regordoit demenreroit aussi.
Que des cent mil escus qui dévoient arri-» ver, à sçavoir les dnquante mil pour les Suisses , et les autres pour fournir aux des* pences jà feiotes pour les batteries et artille'» pie de Yvrée , Masin , et pour le rembourse^ ment da ce que luy-mesme avoit advanoé du sien , il avoit faict faire monsire aux Suisses , aux Allemans et a«x François , pour un moia seulenœnt , à tous lesquels il pvcHt despariy ces cent mil escus , résolu de patienter sur Tattente d'une autre assignation pour eux et pour luy, plustost que de mettre au hasard la moiqdre chose qui regardast le service du roy.
Que le sieur Flaminio Paleologo , bastard de la maison de Montferrat, estoitvenu pre« senter son service au mareschal, lequel no Tavoit voulu accepter sans conunandement de Sa May esté, à laquelle il n en vouloit dire ni bien ni mal , ne Payant encores cognu , et qu'il estimoit que la crainte de perdre ses biens qui estoient proches de Casai , le conduisoit à ce party ( qu'il avoît esté reoentement asseuré que les sept mil Allemans nouvellement levés sous Madruce au comté de Tirol , estoient arrivés à Voguiere ; par où Sa Majesté devoit désormais recognoisire que ceux qui luy avoient escrit qu'il n'en viendroit point, se l'esteient imaginé en jouant aux quilles.
En l'aifliction de ces despits et en ces recullemens des choses, desquelles son honneur despendoit, il escrivit au roy qu'il n'estoit
luy estait baillé en garde.: il prevoyoit | pas de ces asnes qui avoient la peau si dure
MÉMOIRES DÉ BOYVIN DU TILLARS.
qu'ils ne sentoient point Tesperon, ains qu'il Favoit si sensible qu'au moindre branslement de la jambe il se ressentoit des trop lourdes picqueures que ses mal-veuillans luy donnoient tous les jours ; que Dieu seul , protecteur des innocens , l'en garentiroit ; qu'il snpplioît très - humblement Sa Majesté vouloir désormais recognoistre que plus grande en estoit la perte pour elle que n'estoit le mespris de luy, auquel le courao[e demeuroit invincible pour le ressentiment de ce qui le regardoit , mais non pour celuy des affaires d'elle. Le duc de Guise , lequel en l'absence du connestable manioit lors le gouvernement de Testât, fut persuadé par aucunes âmes scélérates que ceste offrande estoit de droict fil porter sur l'autel de luy, qui n'en devoit négliger le ressentiment : tant y a qu'ils le mirent si avant aux altères , qu'il estoit sur le poinct de dépescher un gentil-homme exprès vers le marescbal pour avoir l'interprétation de ces paroles , si le roy , de puissance absolue , ne l'en eust empesché , luy promettant de dépescher vers le marescbal le secrétaire Sarred , qui avoit charge de ses affaires particuliers en cour. Le amis du marescbal i'avoient ainsi practiqué à l'endroit de Sa Majesté , pour suffoquer les aigreurs et de l'un et de l'autre , jusqu'à luy avoir baillé par escrit la forme de la responce qu'il devoit faire. Sarred arrivé , on sceut de luy tout le discours de sa légation, qui portoit par mots exprès qu'il n'y avoit médecine à consolider cd^ playes que de seulement advouer d'avoir inadvertamment signé la dépesche , à la relation de moy , sans pénétrer plus avant.
Soudain que Sarred toucha ceste corde, le marescbal , qui avoit le sentiment fort délicat, luy respondit : <« Mon amy , vous ne deviez pas venir icy pour me persuader , comme vous faictes , et ceux aussi qui vous ont envoyé , de me déclarer moy-mesme un sot en grosses lettres, et indigne de la charge que je tiens , en advouant que j'ai signé à la voilées , et par la relation d'autruy , toutes mes depesches, et que par là je ruyne celuy mesme qui , en Jaisant celle-cy, me ramentut en la présence du président Birague que je ne devois prendre le vol si haut que j'ay foict > non à autre intention que pour préve-
nir la coulpe des misères parmy lesquelles on enveloppe presque volontairement le senrice du roy et mon propre honneur. D'estimer que j'ay adressé l'offrande à M. de Gvse, duquel la bonté et la valeur me sont de longue main cogneues, ce seroit vouloir demander gages aux messiers : ces misères ne se npportans doncques qu'à la seule nécessité des deniers , desquels il n'est pas le distriboteorf ains ceux qui en ont et la chaîne et la soriitendance , lesquels font comme les mededs qui,fparmy les maladies d'autruy ne recogooiisent pas lesleurs propres, ce ne peut donc eitre qu'à eux que je parle , les tenans phi negligens et inconsidérés qu'ils ne devroyeil estre où il se traicte du service conunon d non de mon particulier. Et à la vérité , sinei intentions se fussent addressées à M. de G» se , je le tiens pour prince si généreux et ds mes anciens seigneurs , qu'il ne Teust tronié mauvais et qu'il m'en eust aussi amiablemeit contenté que je désire le servir et honnorer, comme je suis seur qu'il a de longue wm recogneu. » Ces responces fort honnorabkl furent louées et bien receues ; mais neiBi" moins , le cardinal de Lorraine , qui estÎBMit avoir quelque part au pacquet, monstra dft* puis que les remuantes cendres de son esprit en avoient caché quelques binettes , qui lif servirent tousjours depuis d'allumettes aiie* culement du marescbal , qui pouvoit Mot dire que peu de gens l'aidoient à bien fm%f mais beaucoup à tout perdre.
Remonstra aussi au roy de mesme so&le qu'il estoit combatu de quatre divers incoi* venîens , le moindre desquels , s'il n'y eoà soudain pourveu , n'estoit que trop suffismC pour ruyner , ou au moins faire une dangereuse bresche à Testât. Le premier , c'est h nécessité extrême en laquelle l'armée estoil réduite , estant deu aux Suisses près de qiatre mois , aux François cinq , six aux ItaUens, sept aux chevaux légers, et huict à rartillerie: de manière qu'on ne lisoit aux visages desons et des autres que toutes contenances et in* tentions tendantes à tout quitter ou à se mutiner ; que si en cela il n'y avoit que la seule parole de luy, ce seroit peu de chose, mais que tout Testât en gros en dcpendoit , avec la réputation qui sert de beaucoup au maniemeatet