LIVRE CINQUIÈME. «8t
à la seurté du Piedmont et à la diligence de ce secours , à la gloire de Sa Majesté ; que de le vouloir aujourd'huy entreprendre à Ta haste , ce seroit bastir et deshonneur et nouvelle perte , et que par ainsi fl n'y avoit autre remède que de faire d( la part des Siennois les plus advantageuses capitulations qu'As pourroîent avec l'ennemi.
En ce temps le baron de la Garde manda au marescfaal que s'il pouvoit •conduire à Allengne, terre gennoise, cinq ou eSx mil hommes, qu'il s'y trouveroit avec armée Ul nranitions nece$san*es pour înresiir la ville de Savonne , s'il plaisoit à Sa Majesté prierta roy d'Alger de joindre ses galères aux alienfies. Le mareschal donna advis de Thupontance de i'entreprinse', mais Sa Majesté iTeki tint compte.
Vous avez cy-devant veu que le comte dte Ghalant avoit esté mis prisonnier dans le Cfaasteau de lliurîn , et quH pretendolt n^etf re obligé à aucune rançon , par fondemens titA* lement ^oustenaUes : ot , doutant d'en tomber à la fin , il entt^ avec Wancy en des discours de telle importance au service du roy, que le mareschal y presta ToreiHe , et commanda à cesioy-cy, qui s'estoit rendu fort familier dudict comte , de le profonder le plus avant qu'il pourroit, afin que , sélôii ce qu'H en jugeroît par après, il en peust donnef adtis à Sa Majesté. Les aflhires furent finalement si bien disputés de part et d^autre^ quUls forent communiqués à Sa Majesté pair Plattcy, le sommaire desquels mérite d'estre cy mseré , soit pour édification ou pour p\m ample démonstration du cours des afiatres d*alors, et lequel j'ay reduîct par escrît^ selon la cognoissance que j'en eus deslors.
Le secrétaire Plancy, devisant par plasieurlt fois avec le secrétaire du comte de Ghalant , nommé Gautier , l'auroit dextrement tiré dans les conséquences de Testât, au discours desquelles il l'auroit trouvé si disposé , que paf commune concordance les choses furent depuis portées jusques au maistre /lequel moustra qu'il ne desiroit rien plus que de mettre en avant quelque chose qui fbst honnorabtè et profitable et au roy et à M. de Savoye , et digne de son afleclion et obligation envers luy.
eussent seeu tout en un coup pourvoir i ^ La première proposition fut de-trouvef des