‹ Mémoires de Gaspard de Saulx-TavannesChapitre 111 sur 224 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

iger autant le mauvais temps que le bon, rloire de Sa Majesté , ainsi que dira lei^yvio , qui Tadvertira , et le mareschal

da lieu où il aura rencontré ce renfort lefligemment acheminé.

01 trois et quatriesme arUcles, si le iuaire de Tartillerie et les six canoni|ui doivent estre envoyés en Piedmont it encolles partis , suppliera que le nomlit augmenté jusques à huict , avec deux aitiers, deux charrons, deux forgeurs I et rouages, et que commandement )it fjict de partir et marcher diligem-

ct que deslors leurs gaiges et estats aussi employés eu Testât de Textraori des guerres, afin que par défaut de leot ils n'ayent occasion de tourner , comme assez d'autres ont faict , qui Dt esté chastiés en France conune ils

ot.

1 cinquiesme article , combien que le cbal sçache assez que la longueur de rre (iaicte tout en un temps en divers ait faict une si grande bresche aux es de Sa Majesté , qu'elles sont aujôurmal-aisées à recouvrer, si est-ce qu'il mble qu'il vaut mieux procéder au re- (ffient d'icelles par partis faicts avec les «villes de Isl France qui ne sont travaillées vuerre , et par ceux aussi qui peuvent iressés avec les banquiers de Marseille, non , de Toulouse , de Lyon , de Paris , ites et de Rouen ,^tous les interests des- BODt hors de considération , au respect oindre desordre ou recullement qui oit advenir aux entreprinses et execules armes, et à la conservation des fron- , la suite et la félicité desquelles ne se e jamais à un certain prix d'argent ar* ains à l'honneur et à la réputation qui oeiée à la conservation de Testât, le- 1 vaut tousjours mieux doucement pinle de le perdre.

3monstrera aussi , à ce propos , que si cries et les mescontentemens des gens erre ont esté cydevant grands, qu'ils encore aujourd'huy davantage , et avec aposetdes contenances qui n augurent e bon , et que rien de bon ne peut aussi de gens que la faim^et la nécessité ont

reduicts à telle misère et désobéissance , que Ton ne s'en peut plus promettre le fidelle ser* vice qu'ils ont cy-devant rendu.

I» Au septiesoie article , que s'il est ainsi que le maistre de camp Ghepy doive quitter la compagnie qu'il a de fanterie , comme il semble que ce soit l'intention de Sa Majesté , il y obeyra ; mais de faire sa charge sans gens qui dépendent de luy, il ne le sçauroit foire. Par ainsi suppliera Sa Majesté luy accorder cent arquebusiers à cheval ^ comme elle en avoit cy-devant donné Tesperance.

» Il n'est point nécessaire d'amener en jeu les instances , persuasions et remonstrances, faictes aux Suisses , à leurs colonnels et capi* taines , pour les réduire à faire monstre ores que Targent n'arrive dans le mois , puis que c'est une obstination qui a prins si dure racine parmy eux , qu'ils sont résolus à plustost tout quitter que le faire ainsi : leurs chefs mesmes en ont escrit à Sa Majesté , à quoy il s'en remet : ce sont gens qui n'ont rien de gros* sier que l'habillement , et qui mesurent toutes choses au pied de Tutilité et à celuy des conventions faictesavec eux, dont ils ne veulent rien rabatUre , pour n'entrer , disent ils , en une conséquence qui bastiroit leur ruyne, et dequoy ils seroient seurement chastiés (par leurs supérieurs. Si le mareschal, pour donner Texemple que Sa Majesté desiroit, n'a voulu casser le capitaine Lux Reitter de Lucerne , c'a esté parce qu'au mesme instant qu'il le vouloit faire , le sieur de Sainct Laurens , ambassadeur aux Ligues , escrivit de le luy diligemment envoyer, parce que il pouvoit beaucoup parmy sa nation pour un aiTaire qu'il avoit à demesler pour le seul service de Sa Majesté , laquelle ledict Boy vin suppliera ne trouver mauvais ce qui a esté faict pour une si juste considération.

» Aux neufviesme, dixiesme et dernier articles » remerciera très-humblement Sa Majesté des graces^et fiaveurs qu'elle a accordées aux sieurs de La Motte Gondrin , au neveu du sieur Francisque Bernardin, au fils du sieur Jérôme de Birague ; mais si Sa Majesté n'ordonne que Teffect corresponde aux promesses, ce sera plustost mescontenter que gratifier les uns et les autres , qui sont tous de mente et de valleur.

OBo

MÉMOIRES DE BOTVIN bU VILLARS.

[is»)

» FcrA Yoiir sm roy et à messienrs de son conseil Tample mctnoire qui a esté dressé par M. le gcnerdl Coiffier sar le faict de la gabelle do sel , remonstrant en particnlier les incommodités ot inconveniens qui adviennent tons les jours à la condnicte du sel , qui vient d'Espa{p)e & Nice par mer , à cause que ceux d* Alger prennent indifféremment tontes sortes de vaisseaux , soient chargés de sel on autrement , et n*y a audict Nice gallere ny antre vaisseau qni le puisse empesdier ; de manière que, n'y estant ponr?en« le Piedmomt en tombeta en inconvénient. Le mieux qu'on puisse faire pour le prévenir , c'est de le faire conduire de Peccaiz et de ProvaAce, remontant par le Rosne , jusqn^i h bouche de 11tere , par laquelle il remontera jnsqn'à Grenoble , d\Mi les mulets le conduiront en Piedmont , à moindres frais et avec plus de profit pour le pals : par ce moyen le droict de gabelle , qui se consomme en recompenses et en rabais, reviendra franc h Sa Majesté; privant aussi par ce moyeti le duc de Savoye du profit qu'il en tire annuellement , qni revient à plus de soixante mil escus.

>* Le mareschal a cydevant supplié Sa Majesté d'accorder aux sieurs de Gordes et de Rriqnemaut , à chacun d'enx une compagnie de chevaux légers ; anjourd'huy qu'ils entend dent l'augmentation des forces fqni viennent en Piedmont , ils ont derechef prié le mareschal de leur moyenner ceste grâce, de laquelle ledict Boyvin fera instance mesme par Gordes.

»Le mareschal ayant souvent considéré que tous les gouverneurs des viHes qui ont compagnie de gens de pied , ne sont ny si soigneux ny si hardis qu'ils devroient estre à reprendi*c les capitaines de leur garnison qui n'ont pas leurs compagnies completles, cstans peut-est re entachés du mesme péché , il serait bon de les en priver lous , comme il Avoit cy- devant esté mis en délibération; mais parce qu'H ne seroit nûsonnable qu'ils demeurassent dcsponrAOus de Tassistance de quelques gens de guerre, il seroit fort à propos d<; convertir la bande de gens de pied en cinquante chevaux légers, et distribuer tous les soldats pour remplir les autres bandes. Sa Majesté feroit par ce Bioyen une

grande espargne , et si on en'lîreroit aMre grande commodité, c'est qoe la gendarmerie, ayant servy rix on sept mois en Piedmont , s^en retoumeroit hj'vemer et raflraiacyr en France , pendant lequel raflSraiscMssementi ou en Tattente d'autres au lien de ceux-là, cette nouvelle cavalerie soustiendroit le coop. Ledict Boyvin suppliera Sa Majesté en ordÉh ner selon sa voloikté.

» Le peu de compte qu*on tient d*ordiQHa par chacun an une particulière somme (te deniers pour fonmnr aux parties iocqinnéei; aux vi^TCS , aux pionniers , nn charroy d conduite de l'artillerie et des nranitions, eft cause que bien souvent beavcoup de bok af&ires se perdent on se retardent; parait Sa Mtiyesté sera très-famnblenieiit snjppSb ordonner deux mil escus par mois tant sêd^ ment pour tout, cela , dont sera tenu ooo|M par les thresoriers. Si l'armée estoit bien payées il y auroit des deniers revenans bons qoi suppleeroient au déliant.

» Remonstrera que l'estendne dn p9S% fà Sa Majesté a conquis deçà les monts est sÉjourd'huy si grande , que pour rendre et Me justice à l'affluence des indifférentes pensnnes qni la viennent demander, il fnént que le mareschal et tout le conseil d'estltiÉ fist autre chose que les esconter et depesAVi au lieu de vacquer aux affaires militairielt qui ne donnent temps ny loisir : ponr à qHf remédier, seroit nécessaire qu^il pleust i Majesté avoir deçà trois maistres des reqM^ tes avec l'auditeur de camp , auxquels tattM ces causes volantes seroient commises , ravvant les importantes an conseil d'esCM. B pour autant qu'il y a desjà deux maistres è$ reqnestes en Piedmont , seroit nécessaire qil pleust à Sa Majesté, pour gratifier le pais, de pourvoir du troisiesmenn personnage qa fust du pays, à six cens livres de gaiges pv an seulement.

» Que Sa Majesté ayant resolnement voah que le régiment ducolonnel Fiolicfustctflrii cela apporta tel affoiblissement an faict dH garnisons , que le mareschal fit une leyée A quinze enseignes piedmontoises , qu'il deptf* tit dans les places , ayant ordonné qne leÉr payement seroit levé sur tout le pals qne Si Majesté tient deçà les mento , qnile snpparli

ers , en esperntice toutesfois que cela •eroit que cinq on six mois. Âujour- 10% voyent qae force est d'en contieirtretenement , lès esleus du pay$ ôtit roareschat d'avoîf* agréable que l'nn eux aile ters le ro| pdor* en estre ^és : ce qu'il leur à permis , en es- ; que cependant que Sa Majesté ad^ à leur soijla{][enient , et à en destîfier ation ailleurs, que rentretenemeot era , comme Sa Majesté sçait qu'il est ire de faire, an moins si elle reût mareschal etechtè ee qu'elle Iny a res commandé.

Testât ekU*aorditiaii'è des guerres de Duée se àont trotitées rayées les dûpayes accordées aâ Aiarquii de Masoar la gardé du fort et ebasteau de ia et de Oaillanjf ; ce serdit diosè de >ux exemple M , lors qti1l est menacé costés pour atoir pKds le service de !S(ë , il demenroit abatidonfié -, ftû lieu gratifié , comme Sa Majesté est cousde faire à tous ceux qui recourent Par ainsi sdn plaisir seha foire remetictes cinqtlatite payés , et les augmen* ]tt68 à cent , à fin qu'aVèc p\û^ de Kb deux placer soient deffehdues au

a ledict Boyvin , que le maresfchal a er et bantiîr du Pledmout les capioa))igtiy et Yilleihagné , pour atoir , les ordonnances iMilitkiires , mis la respée près le corps de garde de la > Thurin , ainsi qu'il appert par les bons et Sentence donnée sur icelles , fesentera ft Sa Majesté pour en or-*

pliera Sa Majesté , au nom du mareëbonnorer les aucleits et fidèles sér- I sieur d'ÂussUii , gouverneur de Tha<jne compagnie d'hommes d'atmes; mesme aussi les rfeilrs de HoUtbatin eux-Pont , et le capitaine Fontper-* dpitaine aventurier des Suisses , à qui sté a accordé six cens livres de penaccorder à Montbazin Testât de genfie de la chambre , à Yienx-Pont ce^ gentil homme servant, et leur en r tes ^e^pesoBeo fiecessttnre v* ^

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