LIVRE CINQUIÈME
Le vîce-chancellier de Tempire a eu ssion d'aller par devers le roy des Ropour lay renoDcer le gouvernement duopîre ; mais il n'est encores party. Auient que ledict roy des Romains pourra lent venir en cour, pour estre telle la ; dudict empereur ; ce que toutesfois tiens pas trop pour asseuré. On faict I que les deux roynes iront avec lay, e que j'en puis entendre, on s'efTorce ment de faire le mariage de la du* de Lorraine avec M. le duc de Savoye, toutesfois est du tout resoulu de n'y mordre, dont il a faict entendre les à un des plus grands de ceste cour qui nés bons seigneurs ; chose qui ne vous nouvelle. L'on estime qu'il demeurera «mement de ces païs, mais qu'il n'en jà à cffect sans franchir le saut sur ce
ou possible avec la fille du roy des s , à laquelle il semble qu'il soit plus iné. Après le parlement de Tempecuns dient que son fils réduira la cour s pour estre plus prochain de l'An- , et estime l'on qu'il fera la pluspart is sa résidence eil ces pais de deçà ; ce le voudrois pour la consolation et conit de la roy ne. L'empereur et sondict bien souvent ensemble deux et trois e jour sans qu'il y ait aucun tesmoin ; indu que ledict empereur fiiict alors
un petit coffret, le porteur duquel l'il l'a posé sur la table se retire , et I là dessus que ledict empereur ait tique recueil des choses concernans traement de ses terres et pais, dont » d'infonner sondict fils le plus clai- D'il luy est possible. Les estats et chefs is sont convoqués au quatorziesme de )ur recognoistre à seigneur ledictroy, Q qu'alors, et non plustost. Sa Marenoncera cesdicts pals et la Sicile , s'en ira reposer au couvent de Sainct \ qu'il a faict édifier. »
nouvelles venues de Flandres. « Ce entendu du vingt et vingt-septiesme e de la cour de l'empereur, c'est ;t empereur est résolu de vouloir ï Espagne en ce mois de novembre ,
et qu^il a ordonné une armée de soixante navires en Flandres , et autres trente-trois qu'ils préparent en la mer d'Angleterre pour l'accompagner, et faict son compte de venir en Zelande pour descendre au port d'Autonne sans passer autrement par Angleterre , à fin qu'il n'ait occasion de retarder son voyage: toutesfois la royne dudict pals a envoyé le prier qu'il y vueille passer, d'autant que ce luy sera grand plaisir et consolation , puis qu'elle estime que ce dernier département sera la dernière fois que Sa Majesté se daignera porter par deçà, et ne sçait on quelle délibération il en prendra. Us escrivent que les deux roynes ses sœurs luy feront compagnie et que le duc de Savoye demeurera gouverneur en Flandres en l'absence du roy son fils ; mais toutesfois il sembloit que ledict roy prioit l'empereur que il fist encores demeurer la royne d'Hongrie pour deux ans en ce gouvernement , ce qu*elle refusoit et reculloit le plus qu'elle pouvoit; neantmoins on estimoiC qu'en fin elle y demeureroit. Cette nouvelle délibération de l'empereur tire à soy grande conséquence , et feict croire qu'il ait l'esprit du tout tourné à Dieu et les espaules aux travaux de ce monde , voulant que son fils aye le gouvernement de tout, et approuve, luy encores vivant, ce qu'il voudroit qu'il fist après sa mort , d'autant qu'il a des-jà renoncé à tous royaumes et seigneuries, et ne s'est autre chose réservé que la Castille, ou il se délibère vivre du tout à repos en une petite maison avec peu de famille , et ne passer par an en despence six mil escus pour l'ordinaire de sa maison, et n'avoir sinon personnes spirituelles, ou bien qui luy soyent aggreables, comme entre les autres il a trouvé un maistre Jean de Crémone qui luy a faict des horologes auxquels il prend grand plaisir : il s'est semblablement réservé cent cinquante mil escus par an , que payent les quau^e ordres des cornmanderies , lesquels il fiiict compte de distribuer du tout en œuvres pieuses et payer quelques debtes de sa conscience. Il a remis au roy des Romains l'empire , délaissant tou tes les fascheries et soin de la Germanie. Toutes lesquelles choses nous devons estimer que ce soit par la pure volonté de Dieu. •
M» MÉMOIRE» m 9C
«Mf novembre i$54j dêçà h$ iimrfijlm^ frmmfaiêeê, i^fvfiiMf ^ «mmsm ^'«/(Mia»-
jpfoi|0« ei ok^Me0U9 p^i moiU iê «aiftf de «Sa M^Jnêi^ em. choMcum daqueh U «•( immicaiftf tenir fomÂto» ^ /a nombre de Im^HeUe h mmreechat de Bria^e rem^ à la ditpreiion de Sn Majeeti^ qni le pra, e'U '«y fl^iet , eeiier en «Mrya^ nfin jue en polouié eeitenvm.
Trente boid covipagiiiesfraaçckiMs de deux eeiui iobuuite dix hogune» » en y coiapkrenaat l» six iHHiTeiles» le$ deux de Lvdovîc et Carie Bîm^ae , avec ceUe du eofpie de Bey- Siee : le um reveiMiOi k h rajâw que domui, à buia «ùl Uonuoea.
IkMW evseigaes de bMqueuets , reHenans k cnvkoQ vois «il bfmokw^
Don«e eosAîgeiee deSMiases, à treis i|ûl
Ttwi^ etneiQuei iiaUenses^ des andeones, àcent hoiowes dvuBiws^ reveoMM à truste
Neuf iMWveUes eompagfaie» italiennes de cent cinfii8Ktfe lxMwi,es chacune , levées pour la manutention dTvrée et nouvelle fortification de Saniia , et payées dès le premier janvier 15Ô2 , re^venaes à treize cens cinquante hommes^
Trois autres compagnies italiennes d^ deux cens hommes chacune , sous le sieur de Can-^ del , fils du marquis de Masseran , payées dès le premier février, montans à neuf cens hommes.
Le tout revenant à quatre-yiijgts-neuf enseignes , qui devroient rendre le nond^re de dix-sept mil cioq cens hommes , et toutesfois il ne sera compté que poiu* sei^e mil, pour divers déchets que il y a toqsjoiu^s.
Eetai des places , forts , villes et chasteaux estane aujourd'huy en l'obéissance du roy deçà lee monte,
PaBXlERBXENT , AD PIEDMONT.
La ville etcliMoaii île Thurin.
La ville et cbMteau de >!oiiicallicr.
rm DU ViLLAItS.
X# viUe et vQqttette deQuîen,
La ville et chûtieau de Cari^nan.
La Tille et chastean de Canna^MAes.
LavUecI cttad^edePigiierol.
La ville tt ciladeia de B^ves.
I# fîUe du S«v%laa.
La vi)k de Busqué.
La ville de Cental, et lechasteaio.
La tuule et tasse Tille du Montdevis.
LaBooquedeBani.
4«<w jrfeMf 4n Cemneeie*
CaseUes, Chivas, Yvrée avec le chasteau, d aÎD, Yemlins.
Auiree ekasieeuM du Pieâmemi,
Suse. tiaveL
Saincfr-Bllcbet Broaier.
ATÎglaaiie, etladtadette. LaPerouse.
&MiiniciiTe.
Bn. I Polens.
Saluées.
Yeraol.
Gavooffs.
Prinel.
La ClQrMie.
Omiée.
Lao;z, etlacitadeil
Vyw.
A%BifilU%$.
Ga) Mtay , pande diadeUe de ànti bastîow. Masia de uesoie, l^asserao , Caudel»
A% FercelUns,
Savtia, Tilfe de toictlMsikiiis.
GiMiaare , chasteau.
Au Mont ferrai.
Casai, viUe et citadeUc.
Albe , Tille et chastean.
Sainct-Damian , Tille et cfaasleau.
Verrue , Casai Bourgon.
Astisanne,
YINeneulVe d'Ast.
Sainot-EsUeime de Belbe. La Cisteme.
Monlechiar.
Pats dês Langues.
Ville et citadelle de Ccvc.
Courtemille. Cossan.
Ponzon. CastagnoUes.
Pouia.
GalMaii.
Choêteauw dftdict jMiy«.
Trieer.
Baizola
LIVRÉ SiXIÈME.
du forcH qm Uê Imperiaus ont a»« d'huy en nature ^ par la confrontation lalles aveo les françoises le roy reco^ jira, s'U lun plaiêt , ce que le uiaretchal tirer en campagne , lee viUee médiocret fournies.
PREIUSRBMBNT.
^ vieilles easeignes d'Espagnols , hufct venues de Naples , sans celles qu ils ot de SicHIe au nombre de six.
ite-deux vieilles bandes italiennes , la re levée desquelles estoit de dix mil
)vée qui se faict présentement est dé
\ ViagtHIuatre vleillea eoseignes d^AlteoianSs les dix nouvellement venues , et cinq autres qui estoieut eu Corse.
Sur quoy l^eauemi n'a k garder que onze places,
a sçavo*r '
NovAire ,
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Viimil«
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Crescentin ,
Alexandrie ,
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Foma,
Cairas,
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