LIVRE SIXIESME
es ennemis , qui tascheot d'osier la Gonymodilé des Tivrés à Casai , avec les faisons ponrqaoy le nuh de firissac se rvlira dudict Casai. — Advis d« maceschal de Brissac à M. le conneslable sur le futur de paix. — Advis de la prinse de Sienne par les Impériaux , avec la responce du marescha) de Brissac ; de ManU>ue , qui deoiandoit rartiUerie qu*il Hvoit dons Casai. — ?rinse de quelques chasteaux par les ,avec la deffaicte de plusieurs ennemis. — Arrivée du duc de Savoye à Milan, avec la deffaiçte de sa pue près de Valence. — LeUre missive du mareschnl de Brissac à M. le connectable. — Divers advertisdu mareschai au roy, sur diverses oocunences. — Arrivée du duc d'Alve en PieduioBt , avec resoluliou e le degast : à quoy le mareschal pourveust. -^Maladie du niarescha] de Brissac estant au camp. — Défies Impériaux assiegeans le chasteau de La Toar. — Siège de Sautia par le duc d*Alve, qui s'en retira Qieusemeot pour aller forUfier Pont-de-âCure.-^Siege, batterie et prinsç de Vuli^ian par les l^ançoia.— i r de Termes pourveu du gouvernement de Tarmée enTabsencedu mareschal de Brissac. — Batterie et indu chasteau de Montcalve à M. d'Aumale^ — Punition exemplaire d'uu gentil -homme* qui s*en l'armée sans congé. -^ Combat signalé d*entre messieurs de Memours el marquis de Pescaive. — Def» Muarquable de plusieurs Impériaux par le sieuf d'AmpvUle. — DefDiicte des Impériaux , voulans pren- Drtde Gatinarre. — ^L'empereur Charles V quitta le monde et se retire en un monastère. — Perfidie du ide Masserao.
1 Sur le oommencemeiit d'avril de la année , le mareschal fut adverty par ) de la Mirandole et evesque de Lo- ]ue la nouvelle levée que Tennemi et faire de lansquenets , devoit estre m près de Milan, et autres seize agnols qui s'estoient embarqués à lour venir à Gennes, et que toutes s levées s*advançoient fort. Ce qu'il Ire au roy, suppliant Sa Majesté ne à la fausseté des rapports d'autruy, lire haster les enseignes françoises ivoit nouvellement faict lever pour en Piedmonti et toutes les autreo
provisions qu^elle avoit aussi promises, avec toutes lesquelles ce ne seroit pas peu faict sr on pouvoit conserver ce qui avoit esté co»quis; car d'entreprendre plus avant il estoit lors impossible, pour autant que les fortes garnisons qu'il faioit maintenant mettre dans Yvrée , Galiany , Biasin , Saatia , Casai et Âlbe , pour attendre un siège, absorberoient les moyens dont on se fust peu servir en campagne : d'alléguer qu'il faioit attendre ce que JFeroit l'ennemi pour puis selon cela les pour« voir, c'estoit chose qui ne se pouvoit faire, toutes les places estans sur la frontière et sur les advenues de Milaa^ joioa que yenneof
MÉMOIRES DE BOYVIN DU VILLARS
n*esloit pas si peu rusé que , si on difieroit à les pourvoir alors , il ne se jettast cependant sur les premières pour enclorre les autres , de façon qu*il seroit difficile d*y pourvoir : quil aimoit mieux bien asseurer ce qu'il avoit en main, et qui pouvoit apporter de très grands advancemens à Testât , que de mettre tout au hasard de Tenncmi lors plus puissant, comme il seroit encor tout ccst esté , puisque le duc d*Alve vcnoit vicaire de Tempereur en Italie ; estant à présupposer qu'un seigneur de telle portée ne venoit pas pour une seule curée , comme Sa Majesté esiimoit , aîns pour s'acharner à beaucoup d'autres : que toutes les places cstans si bien garnies qu'elles seroioni, il y accpicrroit plustost de la honte que de Thonneur , et que cependant Sa Majesté hasteroit un bon secours pour lever le siège qu il auroit entreprins, ou hasarder une bataille , laquelle il leur donneroit volontiers s'il se irouvoil avoir jamais en main de quoy le pouvoir faire , pour Tcsperance qu'il avoit que Dieu le favoriseroit à renverser et rabattre cest orgueil et ceste arrogance espagnollc , qui mesprise tout le monde.
Pendant que ces sollicitations advançoient peu le renfort , l'ennemi , se voyant desjà assez fort pour s'advancer à nostre préjudice , s'approcha de Casai pour l'incommoder des vivres et voir qu'il y faisoit, pendant que tous les autres équipages de guerre s'apprestoient pour la venue du duc d'Alve. Et pour autant que quelqu'un diroil que le mareschat, prévoyant ce qui pouvoit succéder, ne se devoit esloigner de Casai , deux raisons principales en furent cause : la première , par ce que ayant faict retirer dans la ville les vivres des environs , il eust fallu que son armée , s'arrestant là , les en eust tirés pour vivre, et consequemment réduire au petit pied ce que la place avoit en abondance; Tautre , pour ce qu'ayant mis dedans un grand nombre d'hommes , pour cslrc pourveuc à toute sorte de fortune , son armée estoit si amoindrie , qu'il n'y avoit raison aucune qui commanJust de s'aller opposer à Tennemi , inesmcs n'y ayant aucune occasion présente pour ce faire ; joinct (|ue cependant ce qui luy estoit resté ne perdoit pas temps, car il avoit faict jecier de tous coslcs les vivres dans I?s
places du Piedmont, et fakt consul reste, ayant aussi favorisé les fortiG par un grand nombre de pionniers qu' levés et faict conduire par gens de { avec commandement que leurs outils resserrés après le service i-endu, pc servir dans les places estans assaillies les perdre par ce deffaut comme Te Après avoir ainsi bien disposé toutes de ce costé là , il print resolution de loger entre Verrue et Casai , tant pou riser les affaires comme pour reco{ les mouvemens de l'ennemi, et seL mesnager le temps , les forces , et le sions ci-devant discourues, sans to s'engager ny rien hasarder que bien à Tandis que les choses balançoient e diversité , le mareschal eut nouvelles < la mort du pape Jules, le cardinal Pan glois , en attendant le couronnement ( Pierre Caraflc , surnommé cardinal T esleu à pape le Jeudy 23 may, avoit avant quelque traicté d'accord enl grands princes ; qu'il avoit esté c qu'on s'assembleroit en un village Mare , entre Calais et Ardres , où M.
dinal de Lorraine et le connestable , que de Vannes Marillac , celuy [d'i Morudiier, et l'Aubespine; et de la ; l'empereur le duc de Medinacelly, W d'Arras , chancelier , le comte de l'Ai sieur Viglino, président en son con celuy de Malines , se dévoient trouve pourquoy il s'advança de particule congratuler avec le connestable , sup| Créateur luy en donner la mesme g issue qu'il avoit eue de tant d'autres ailaires qu'il avoit précédemment enti qu'il cstimoit que cela ne se passe sans entrer en la dispute des droicts tentions qu'ils avoient les uns contre 1res, et qu'à ces lins (pour ce qui n ritalie) il en feroit dresser de bien mémoires pour les luy envoyer par nage bien entendu, s'il le luy comn le suppliant avoir l'œil sur ledict < Paulo, car l'espcTance de parvenir a par le moyen de l'empereur, le poui viler à se formaliser plus pour luy qi nous.