LIVRE SIXIÈME
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s compte' au roy sur tout ce qui est au sie^Q de Santia , dont pourra rendre ignage véritable pour avoir esté du *e de ceux qui Tont généreusement de- ; le bon devoir de chacun desquels il tentera à Sa Majesté , afin que cy après aisir soit les honorer et gratifier selon mérites et dévotion.
era entendre à Sa Majesté qu'ayant le 'Alve veu arriver les regimens nouveaux 'ançois et de Suisses, avec plusieurs >s , seigneurs et gentils-hommes , le ge- X naturel desquels ne luy est incogneu, it le plus sage parti , assavoir de plusuitter le siège de Santia que hasarder D seul combat toute la duché de Milan autres provinces que Tempereur tient die , tenant le mesme chemin qu'il avoit !iu partir de Valence pour Tavictuaillede Vulpian.
I a renvoyé aucunes de ses forces aux sons , et envoyé le marquis de Pescaire tsceoiin , pour essayer de jecter quelques dans ledict Vulpian , estimant que nous Ds assaillir.
}ue ceste retraicte recogneue^ par le schal et par tous les princes , ' seigneurs pitaines de Tarmée , et ayans tenu conm les forces de Sa Majeslé pourroient plus utilement employées , il auroit esté u par commune concordance qu'il falloit |ner Vulpian , qui^tenott la pluspart du nout et du Ganavois en subjection , les » duquel pourroient puis estre tenues garnison , au soulagement des finances a Majesté. Cependant que Farmée se are pour marcher de ce costé là, le ma- )al envoyé de Gonnort, de Gordes et Carie irague , avec tous les lansquenets et Ita- , enserrer ledict Vulpian , et empescher le marquis de Pescaire n'y envoyast ort.
Le duc d'Alve s'est jecté dans Pont-dee, avec intention de le fortifier, pour ' Casai et Verrue à demi assiégées , peu- . qu'il demeure au guet sur la routle que \ prendrons.
Les Impériaux font courir le bruict qu'il
vient quinze cens chevaux et six mil
mes de pied de renfort du costé d'Alle-
magne , et que le marquis de Marignan 8*ea revient du Siennois avec l'armée qu'il avoic de ce costé là , en intention de jouer au feu , gaster la moisson , empescher les vendanges et les semailles , et réduire le pais à aller chercher du pain delà les monts.
» Remonstrera ledict Tilladet , que c'est l'unique et le plus advantageux moyen qui demeure aux ennemis pour renverser Testât , comme ils eussent pieça faict sans l'artifice dont il a cy devant usé à empescher ceste dangereuse resolution ; que ceste seule considération doit forcer Sa Majesté à entretenir ce nouveau secours , non seulement pour tout le mois de septembre prochain , mais aussi jusqu'à la fin de décembre tant à fin de s'opposer à ceste exécution , comme pour retirer tout ce qui sera à la campagne dans les places , afin que l'ennemi ne trouve commodité quelconque de rien assaillir. Cependant ledict sieur mareschal s'est résolu que l'entreprinse de Vulpian parachevée, là où l'ennemi se lairroit emporter de jouer au feu , d'entrer » avec toutes ses forces , en la duché de Milan par deux endroicts ; à sçavoir , par le costé de Galinare et par celui de Valence ; et , de deux costés , brusler et saccager tout , jus-i qu'aux portes de Milan , de Pavie , d'Alexandrie et d'Ast : donnant par ce moyen une* si chaude alarme au duc d'Alve et au marquis de Marignan, qu'ils n'auront rien de plus pressé que de jetter de l'eau dans le mesme feu qu'ils auront allumé , en tant que leurs forces et leurs moyens dépendent entièrement dudict Milannois » lequel , ainsi mal accoustré , leur deviendra stérile.
» Suppliera à ces fins Sa Majesté d'ordon* ner le payement des regimens italiens , qu'il fut contrainct lever lors de l'arrivée du duc d'Alve et des maladies qui coururent parmy l'armée de Sa Majesté , tous lesquels payemens reviennent , par chacun mois, à trente • neuf mil sept cens livres, et , tnit d'un train , ordonner le remboursement de ce que luy, les seigneurs de Tarmée et la noblesse piedmontoise , avoient preste , p3ur y avoir une autre fois recours.
» Remonstrera à Sa Majesté que la pluspart des places du Piedmont sont desgarnies de poudre à canon , menue grenée , boulets,
pourront sur traîneaux amener toutes lesdictes munitions , et par ainsi gaigner une double despence.
» Suppliera Sa Majesté de faire haster le retour en Piedmont des sieurs de Yassé , de Terrides et de Caillac , comme très-uliles et nécessaires membres pour le demeslemcnt de la {;uerre.
» Dii'u les deportcnions du siour Ludovic de Birague en for. tes sortes déifia ires , et mcÀmes au mauicmciU de la {[iiorrc , et qu*il s Cbt lousjours monstre si soi{[ueu\ et si allcctionné , mesine en ce dernier sie{{e de Santia , qu*il mérite estre honnoré et reco{;nu de Sa Majesté, mesmes estant de longue main ban ny de Milan et privé de ses biens , comme aussi sont ses deux frères Hieronime et Carie, tous Lraves cavalliers. Par ainsi ledict Tilladet suppliera U*ès- humblement Sa Majesté lionorer ledict Ludovic Biraguede son Ordre, et Carie de Testât de gentil-homme de sa chambre , et leur donner quelque maison en rrance pour soulager leur exil et donner quelque condigne retraicte à leur vieillesse.
«• Kocou)maudera aussi à Sa Majesté les anciens services du capitaine Thcode Bedaigne, qui Ta servy en toutes tes guerres de France et d*ltalio, et mcsmc en ce dernier siège de Sanlia, où il se jella volontairement avec ses cent chevaux le/?ers. Il est ejttrnnrrpr er nnii
s*en remue non plus que s'il avoit to eu les mains pendantes à sa ceintor son naturel est modeste parmy rincon fort estroicte de sa maison et affaires.
» Le mareschal observera le comi ment que Sa Majesté luy a faict pour I tonement de la neutralité de la Yal-d'i pourveu que de leur part ils n en i comme ils ont cv-devant faict , ainsi BInjesté aura pu recognoistre par les que le duc d'Alve estrivoit à Te dWoustc , ot lesquelles il supplie Sa '. luy renvoyer , afin qu'à la première f responcc lardée qu'ils pourroient fuir leur puisse faire représenter et les nu leur tort.
» Il y a deux ingénieux en Pîeda mal payés et appointés , que ledict oh ne leur commande pas si absolnenn feroit si le contraire estoit , pour ne gner ceste manière de gens , qui ont I tendre que peu de chose les offeocfl le faire aujourd'huy , ce seroit se vu danger , pour la cognoissance qu'ils c force ou foiblesse de toutes nos placca
Le 1^' septembre , le mareschal se I si abatu de la fièvre , qu'il ne pouv( en personne au siège de Vulpian , e grande perplexité pour ne sçavoir aii4
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