SECOND ADVIS AU ROI LOUIS XIIL
Que si ÏAJtgleierre estoit subjuguée , c'est bdtadelle de tous les lieux maritimes jusques eo Suéde et Dannemarc, et faciliteroit du tout b réuuioa d^Ollapde et de Zelaude , qui faudroit que sa0S coup frapper obéissent. Et en casqperoQ peost éviter ce coup d* Angleterre, et t^flement negoéier , que ceste isie demeu- /ast neutre , ou du moins que son secours ne fet d'importance , il faudroit tourner toutes les forces pour ayder au roy d'Espagne à regagner h souTerainelé qa*il a perdue sur Zebade et dlande , lesquelles ne pourroieut dorer , Toyant mesme que sans le grand secours que le roy Henry IV leur a donné , tant ea hommes qu*en argent , infailliblement le ror d'E^gne les eust remis à leurs devoirs. Combien donc sera plus facile de les y recoodure ayant les forces etTargcutdos deux roys (OBire eux , mesmement maintenant qu ils sont âdemy divisés par la secte des Arméniens , qui ont commencé à pulluler parmy eux. Et quand ils Terroient se pouvoir redimer d'oppres* m CD retournant en la religion catholique , ces légèretés tant cogneues les y portcroîent bien tost ; et neantmoins faudroit arrcstcr kar inconstance en se saisissant des meilleures pixes, comme de Flexiugue et autres lieux importans; employer à ce dessein quaniiié d'Allemands avec force argent : qui feroit cpie les contraires ne pourroient faire levées dans fAUemagne , dans laquelle les Catholiques sont paissants 9 estant TEmpereur et les cvesques électeurs de ceste religion. Et seroit la deraiere entreprise qu'il vous convicndroit bire , que la réunion en icelle des hcreiiquas : Tarant et la crainte des forces ont très {;rande pûssance sur ceste naiiou tudesquo ; par ces deai movens se fera des merveilles en icclic. Ceste entreprise est d'autant plus facile , que ragoerrioient des Espagnols et la vaillance des François seroient joinctes ensemble , dont rfaeiiïeii& succès doit eslre attribué ciitieretteai â Dîe.u , réglant et expiant les consciences des nuiîestés des l'oys de toutes ambitions, avarices et desseins autres que celuy de b {ioire de nostre Seigneur Jesus-Christ.
Sire , trois ans estoient passés depuis que farcis escrit ces Ad vis , non par présomption , liai ponr cognolstrc s'il y auroît quelque contbnnHé entre lceu% et vos g^^ncrcux desseins ,
ainsi qu'il réussissoit au commencement , en ce qu'aviez attaqué les foibles places avant qu'assiéger les plus fortes , et mis lu division au pariy huguenot recevant en vosU'e protection les pacifiques. Ainsi qu'il faut que tout cède à vosii'e valeur et bon -Leur, se doit semblablemont à vos conseils, par lesquels heureusement vous avez justifié vos armes , n'y ayant rien plus raisonnable que resuibUr les ecclésiastiques dans leui's biens , ny plus juste que Tobéissance vous soit rendue en toutes les villes de vostj'e royaume , et n'enduriez les assemblées des Huguenots sans vostre permission , lesquels , lors qu'ils commençoient à prendre vos deniers et ruiner vos subjets pour vous faire consentir par la force ce que le droit leur desaioil , le ciel a porté la justice de vostre costé , de laquelle Vostre Majesté a si bien usé , que cinquante-six places prises sont les ti'ophées de vosti'e victoire, vostre prudence ayant choisy le temps à propos que r Allemugiie est en gueri*e pour mesme dessein, vostre courage admiré de tous les peu* pies , qu'en Taage au(|uel vous estes vous ayez plus fait que tous vos prédécesseurs , en créance qu(^ vous sraurez pourveoir à tous eveneuiens, et que la mort de tant de braves hommes qui ont espandu leur sang pour vostre sorvice , ne sera sans fi iiict , d'autant que si ce n'estoit que pour avoir pris quelques mui-ailles , elles ne seroient equipolleates à la moindre de leui's pertes. Considéré que les hommes de la faction contrains deme urants en grande puissance , leurs cœurs oifencés , il y aura péril que , lors que vos armes seront posées , ils n*eatreprenneut de se remettre on estât de se protéger eux-mesmes à voslrt; préjudice , ainsi qu'au passé , pour le soupçon en (|iioy ils sont de leur ruyne enliere ; tel ement que par la paix Yostn^ Majesté sera forct^e de teuii* lousjours une arniéo payée , pour faire oboyr ceu\ qui cona*evieudi*ont ensort^.* que C(^ soita vosediis, non sans apparence d'autres eslevaiions , si ce n'est que paraciievicz ce qu'avez si coui*ageusement conuneucé ; et bazarder le tout poui* le tout , atla(|uer et prendre La Rochelle et Montauban l'année qui vient, et cependant desmantelcr toutes les places que vous avez jù prises , à ce ijue ce parly , entièrement ab« 1iHiss4* , ne se puisse relever par rassittiiuoe
le
de quelques princes ou autres mal-contens. Il n*est rien plus aisé que reniai*quer les fautes quand elles sont passées , et plus diOScile que de les prévoir et esviler , ce qui n appartient qu*aux grandement expérimentés, encorea que plusieurs d*icelles adviennent par événements fortuits hors la créance des hommes , lesquelles ne peuvent estre imputées à ceux qui commandent , ainsi que plusieurs sont advenues au siège de Montauban , lequel n'estoit du nombre des foibles places qu'il falloit attaquer , cognoissant les grandes fortifications et quantité de gens de guerre qui y estoicnt. Je sçay la difficulté qu'il y a d'expugner une ville scituée sur des rivières et traversée d'iccUcs, qu*il est nécessaire de diviser les armées en deux ou trois parts ; si ose-je dire , avec permission de Yostre Majesté , qu'aux grandes places il ne faut attaquer fermement que d'un costé , et se contenter d'empesclier que le secours n'entre par les autres. Ainsi fismes-nous à La Rochelle , qu'il ne tint qu'à M. d'Anjou , depuis Henry III , qu'il ne la prinst ; à quoy il fust empesché par la division de son iVere d'Alençon , du feu roy vostre père et prières des Polonnais , non qu'il ne fust logé à dix pieds de dessus du rempait en trois grandes bresches , et qu'il ne tinst entièrement le bastion de l'Evangile ; et n'a tenu qu*à n'avoir voulu les prendre.
Cette place de Montauban ne se de voit assiéger contre Thyver , et moins sans l'assistance de huict ou dix mil lansquenets, gens qui vont aux assauts et servent pour sappe et pour mine grandement. Pareillement la santé des armées n'est moins rccommandable que la paye et les vivres d'icelle : loger en bon air, enterrer les putréfactions, joinct aux grands hospitaux qu'il falloit ériger en divers lieux. Au passé les places estoient mieux défendues ; nous tenons des guerres de Flandi*es le moyen de les prendre , dequoy c'est merveille de ne les avoir imité ; et n'y a personne qui puisse débattre qu'il ne faille que le fort emporte le foible en peu de temps , en suivant ces reigles infaillibles. Apres que l'armée sera asscurée pour le deliore par avantageux logis , ou quelque retranchement , n'attaquant que d'un costé , foisant les tranchées flanquées , et des places d'armes closes et defensibles desquatre costés,
gagner la contrescarpe , ce qui ne se peut empescher ; estant dans iceUe , fout faire des tranchées tout du long de la forteresse , tellement que le fossé demeure egallement my-party entre les astiegeans et 1m ftKÎegés , lesquels ne se peuvent présenter jilfparoistre dedans qu'ils ne soient arquebitték; percer la contrescarpe ; et se couvrir à main gauche et à main dirmcte de terre , ou creuser profondement , et foire des galleries pour aller au terrain de la courtine , ou , pour le mieux , ne se couvrant que d'un costé , aller k un bastion, et là , par le moyen de la sappe ou de la mine, le renverser et aller loger dessus avec trois cens hommes armés , flanqués de mousquetaires ; et outre ceux qu'il fout pour les soustenir , il en fout mil qui leur portent sacs pleins de terre, balles de laine et bois pour se cou- \Tir. Sont icy deux conditions principalles : toutes personnes qui penseront gsurder les tranchées avec l'infonterie françoise, désarmée comme elle est ^s'abuseront : àl'attaquement de ces grandes villes , il est nécessaire d'avoir ordinairement cinq cens picqniers cuyrassés et bien armés , de la cavalerie qui aura mit pied à terre dans ces grands corps de gardes susnommés , ce qui empeschera tousaocidens et sorties ; et si dans une armée il y a deux mil chevaux, en une nécessité , il faut qae.de vingt et quatre en vingt et quatre heures il y en ait cinq cens aux tranchées , et cinq cens à cheval ; puis qu'il sont bien payés ils ne le peuvent refuser. Mais le soupçon que les guerres civiles ont engendré à Yostre Majesté, a foit qu'il n'a esté entretenu que douze cens chevaux, tant à vous qu'aux roynes, monseigneur vostre frère, et vos frères naturels: cela n'est assez, et, de plus , mécontente tous les principaux de vostre royaume , qui ne sont employés : il faudrait remettre l'entretenement de huict mil chevaux, comme il estoit au passé, dcmnant les compagnies aux capitaines nonpartials.Et ne pensez pas que ceux qui croyent n'estre entretenus en temps de guerre , veuillent demeurer aux armées , et faire crédit de leur paye , ainsi que ceux qui seroient entretenus, par la peur d'estre licenciés en temps de paix, feroient. Un autre poincttres-necessaire, c'est qu'aux sièges il ne s'y faut nullement haster ny précipiter.
TROISIÈME ADYIS
Sire , ce «i*est rien et de peu d'importance de n avoir pris Montauban , au peu de temps j que vous avez esté devant : le prince de Parme i tomba bien en plus grande fiiute , assie{reant ' Mastxic , où il demenra un an ; et , n estant ps eacore bien étjperimenté , il hasarda et /Krdft ions les plue Iraves de son armée aux max ; et enfin , sage par expérience , aprist eonnie fl falloit prendre les villes pied à pied. Et depuis, les Espagnols ont demeuré trois ans dersDi Osiende. 11 n'est point de besoin pour m hyver de fisdre des forts , mais bien de faire ncuip fermé , auquel vous laisserez une petite armée , et plus de force que vos ennemis K sçaoTMent mettre sur pied ; et au piîa- \tmp$ , faire levée de buict mil lansquenets , eidesix mil Suisses. Faites provision d*argent, etanginentez les regimens de gens de pied , KUez ordre h vostre gendarmerie ; infailli- Mènent le siège de Montauban ne durei*a deux ■Mi, quelques forteresses qu'ils y puissent fiâre cependant, pourveu que Ton y cm- |ibye les capitaines qui sçavent que c'est. (^ si an contraire Vostre Majesté veut don- Kr U paix à ses subjects , bien qu'à la vérité Itenble qu*il y a de la diminution de vostre atthorîté si vous n'entrez dans Montauban , nû vottre puissance est si grande , et le nom de roy tant estimé et prisé en France , que sll voss plaist retomber en la première voye nr-detant proposée de régner en équité , éviter tous evenemens contraires, que Vostre Majesté continue en la crainte de Dieu , face JBitîce , descharge son peuple , reforme les désordres et abus qui sont en l'Estat, et tontes ehotes réussiront à la gloire de Nosti*e Sei- BB«m , et à vostre contententent .
advis pour bire la giicrrc contre le r«)y d*£spagnc.
La guerre contre le roy d*Espague , à sea mir si elle est juste et utile.
Les royaumes , les provinces , Ic^s biens occipés , ravis et voilés injustement , par force, par circonventions et impuissance des vrais possesseurs , contraincts à une paix honteuse cl doounageable , iceux la peuvent rompre et riolier , lors qu'ils connoistront leurs udvantages , i-t ce d'autant plus quand artiiicieuse- J.
Ai; ROY LOUIS XllL 17
ment, sons couverture d'icelle, parvoyes indirectes il s'y est contrevenu, ainsi que le roy catlioli(|ue , suus le manteau de lu religion , a faict faire lu gueri*e huict ans en France , tendant à l'occuper , ou à la diviser en tetrarchie , par Tussistance des princes de Lorraine, en despence de six millions d'or , desseins continués en la pei-sonue de Biron, et depuis de Goncliine, pei*suasions à la royne vostre niere, dont il se vouloil prévaloir sans qu'elle s'en apperceust. Les lois permettent au commun et aux particuliei*s de se restituer conti'e un traicté , fraudés de la moitié du juste prix. Les roys ne sont obi igés à maintenir les cessions dommageables de leurs predecesseui'sinjustementfaictesy mosmes n'y ayanilesestutsgeuerauxdui*oyau me esté assemblés, ni consenly aux abbreviations des provinces, souverainetés, droitset héritages de la couronne. Les Espagnols s'excusent de n'avoir enlreprisde troubler laFrance, que pour maintenir la religion catholique , et rendre ce qui leur avoiiesié preste du temps de l'empereur Charles-Quint ; que la France favorisa les rebellions du duc de Saxe, landgi*ave de Uesse , et du duc de Witemberg , lesquels receurent cent mil livres du roi Henry II, qu ils empruntèrent sous couverture de l'achapt de Montbelliart, pour maintenir les princes luthériens contre la maison d'Austriche , en suilto dequoy les François occupèrent Metz , Thoul et^Verdun , naissancede l'intérim d'Allemagne, qui u'eust esté sans l'assistance des François aux Luthériens. Et les roys Henry III et IV ont fomenté une fois suus terre, et puis ouvertement les rebellions des csiats de Flandres , par l'assistance des ducs d'Alençon, et du feu roy , père de Vosli'e Majesté , qui les a secourusd'hoinmesetd'urgent douze ansdui*ant, vn despenct^ de quatre millions d'or, diî la vie et du siuig de quantité de François , dont la fin a esté la soustraction de robéissauce des Ollandois , qui se sont faicts quitter la souveraineté ; pour laquelle maintenir contre le roy d'Espiigne ,Vy entretient encores deux regim(4is françois , en mauvais exemple de tous ceux contre lesquels h^urs subjects , sans aucun di'oict , se peuvent authoriser et dep:irtir de leur souveraineté. Lesoffencesdecesdeux rois c<»nipai'ées et balancées, celles contre la France se tiouvenHit excéder toutes autres;
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oUe peut avoir favorise par juste piUé les princes dÂlIemagae, expulsés par la maison d'Austriche , et les subjects de Flandre mal traiciés el tyrannisés ; mais le ix)y d'Espa{p[ie a entrepiîs dans le cœur de la France d'y establir un roy de la maison d'Austriche , la diviser eu principautés , et la réduire partie en gouvernement populaire et oligarchie : ce qui a englouty un million d'hommes, et tue insidieusement deux roys Tun après l'autre ; offence qui retombe avec raison dans le courage de leurs successeurs. Reste à voir ce que ces roys tiennent les uns des autres : le royaume de Naples , qui appaiienoit à la maison d'Anjou , despuis justement reconquis par les roys GluirlesVlII etLouys Xll , lequel, de bonne foy ( quoyque sans raison ni bon conseil )^ associa Ferdinand, roy d Espagne, à l'occupation de la moitié d'iceluy,et le paruigoa entre eux; infidèle compagnon, qui en chassa le François par l'expérience de Gonsalve, qu'ils uommoicnt le grand capitaine. La souveraineté de Fland re n'a voit jamais esté mise en contix» verse , et quittée par le traicté de Cambra y ; la duché de Milan , apfiartenantà Valentiue, mariée au duc d'Orléans , incoipon^e à la coronne de France , dont les rois sont héritiers légitimes, est détenue par les Espagnols ; les mesmes possèdent la Navarre sans aucuns tiltres , que d'une bulle d'excommunication du pape : contre lesquelles occupations ils demandent la duché de Bourgongne^ réfutant T incorporation à la couronne , et la loy salicqne , qu'ils maintiennent ne devoir avoir lieu qu'en vostre royaume; que du moins la propriété leur appartient , ainsi qu'elle estoit aux ducs de Bourgongne , dont ils ont espousé Marie , lieritiere, fille de Charles, dernier duc de ceste maison. Et quant à la Bretagne , où ils prétendent quelque droict , il prist fin par la mort d'Elisabeth de Valois, mariée à Philippe d*Espagne , droict qui renaistroit plustost aux ducs de Lorraine , sortis d'une fille de France, issue en droite ligne d'Anne, duchesse de Bretagne, mariée au roy Louis XH, qu'a ceux lesquels ont beaucoup moins de droict sur le royaume de Portugal , qui devoit escheoir à la royoe Catherine de Medicis et aux successeurs do la maison de Boiilongiie , on awlre- •■m au dw de Parme. Ainsi no seroii poini
besoin de chercher des prétextes , et alléguer que le droict est dans les armes , puis que la justice , les ressentimens , les oflences , ki rétention et occupation de deux royaumes, et de tant de provinces , qui appartiennent à Vostre Majesté , vous le donnent. Et ensuitie , d'entreprendre et rompre ki paix honteuse , redemander vostre héritage , et ce qui estoit à vos prédécesseurs , est à considérer s'il y a autant de facilité et d'utilité qu'il y a de justice.
C'est une puissance formidable et dangereuse pour la France, qu'ils possedeui toutes les Espngnes , les Indes Orientales et Occidentales , les provinces de Flandi*es , Luxembourg , comté de Bourgongne , les royaumes de Navan'e , de Cicile , de Naples , et duché de Milan , les costcs d'Afrique , et alliés si esti'oitcment à rEiiipii'e et à l' Austiiclie , qu'ils débattent les royaumes de Bocme et d'Ongrie. Heureux en conseils de paix et de guerre , par lesquels ils maintiennent tant de pays séparés; riches en argent, ayant pea acheter la pluspart de TEui'ope par leurs conquestes des Indes , l'or et Targent ayant esté trente fois redoublé à leur profit; l'obéissance (^t la milice réglée ont repris naissance dans leui^ années. Ces considérations veulent de grandes puissances, confédération», ligues , et argent pour enti^prendre contre eux. Les royaumes , les armées et les puissances de Vostre Majesté sont toutes enseoH ble, contiguës, et sans sepai-ations. Une ncH blesse incomparable en valeur, grande quailtit('; de soldats belliqueux : les limites de lenn conquestes ont esté dans la Ten*e Saincte, la Grèce , toute l'Italie , sans esti*e assistés que de leurs propres vertus , et d'aucuns qui let abnndonnoieut , tant aux adversités qu'aux prospérités , qui rcndoient leurs tra^^aux inutiles; et après ont résisté à toute l'Europe conjurée contre eux, au temps du grand roy François.
Jugeant de Tadvenir par le passé , Vostre Majesté ne peut faire cette guerre sans une ligue et assistance de roys , de republiques , princes , contraires à TEspagne , mesmes da Tni*c , des Mores , Grenadins , de ceux de Faiz et de Maroc à la nécessité. L'Europe eM partie en deux (dictions , caiholiquet et hère* iiq;ies$ l'Espagne possède la première i et